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Bibliothèque de partitions Rafael Andia
(cliquer pour télécharger les partitions en pdf)

 

Guitare seule
Grito Rojo
Deux guitares

Inmemorial I - Nana

Inmemorial II - Notas Negras

Inmemorial III - Revolucionario

   
-vos messages :
Guillermina Aguilar,
Claude Ballif ,Walter Clark, Eric Cathan, Mike Dezavelle, Arnaud Dumond, France Clidat, Duo Concentus, Antoine Geoffroy-Dechaume, Francisco y Gabriel Fleta, Kathrin Goerne, Urs Güntensperger, Graham Hawkes, Martina Lopez, Fernando Maestro, Carlos Marín, Jean-Francois Masson,Patrick Messina,Tristan Murail, José-Luis Narvaez, J-Francisco Ortiz, Danielle Ribouillault, Ursula Richter, John Roberts, Michel Savary, Paula Sobral, Michael Thames, Carles Trepat, François Cherdel, Fadia Yared, Z.o.o duo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
 


GUILLERMINA AGUILAR, guitariste

À PROPOS D'"IMPULSIVO" de Rafael Andia:
A la première écoute on croit entendre un hommage au Flamenco. Mais c'est plus que celà. Ce morceau est une suite assez "impulsive" d'états d'âme très intenses qui mènent l'interprète à se transcender lui-même. D'une extrême difficulté, mais aussi d'une richesse musicale dense, il développe des techniques instrumentales innovantes et sera sûrement une référence dans le répertoire guitarristique du XXIème siècle.

 

CLAUDE BALLIF
, compositeur

J'aime, pour me distaire, me pencher  soudainement sur un seul instrument. Je ne veux m'approcher que de lui. Je possédais  une guitare offerte par mon frère aîné  dans ma jeunesse. J'en jouais pour mes enfants au coin du feu quand nous chantions en famille. Plus tard, j'ai décidé d'écrire pour cet instrument au double passé.  Celui populaire, familier : tiens voilà un guitariste qui vient jouer ici ou là sans prévenir. Celui savant, sage et profond du XVII° siècle européen : toute une littérature  musicale  de pièces brèves et poétiques.

C'est donc très sérieusement et légèrement à la fois que j'ai écrit ce sixième Solfeggietto. Je pouvais chanter dans l'intimité tout l'aérien qu'exprime le début et tout à coup révéler le terrestre sanguin dans le mouvement suivant. L'image brûlée de Manuel de Falla m'est apparue  et j'étais content de l'évoquer ensuite. Un mouvement bonhomme sans façon  devait poindre pour s'achever sur la pointe des pieds, quitter la compagnie comme le Gilles de Watteau. Je voulais mon chant complet. Je l'ai présenté à Rafael Andia. Nous avons beaucoup travaillé ensemble pour remettre en ordre certains plis indispensables.

Ces choses faites je lui ai offert ces rêveries,  absolument confiant d'avoir trouvé l'ami avec lequel j'ai pu échanger ces confidences par la guitare et pour la guitare


cliquez sur l'image pour un court extrait du Solfeggietto interprété par Rafael Andia

Amicalement je vous salue avec aussi le respect que je vous dois pour cette patiente persévérance avec laquelle vous vous êtes penché sur mes notes. Aujourd'hui je peux dire qu'il y a autant de Andia que de moi dans ce Solfeggietto. Sans vos encouragements j'aurais tout laissé en plan vu les rebuffades de vos confrères  à l'époque. Aujourd'hui tout cela est oublié à tel point que je croyais que j'avais écrit cette pièce directement à votre demande. Claude

 


Eric CATHAN, guitariste, Sidney, Australia
La Tradition Conservée et La Responsabilité Historique du Guitariste
C'est en 1919 que l'ancien hôtel en marbre du 114 bis, Boulevard Malesherbes fut converti en "l'Ecole Normale de Musique de Paris". Son fondateur, l'illustre Alfred Cortot, devait ainsi assurer pendant des générations la formation continuelle d'une élite musicale, encadrée par des enseignants extrêmement doués, pour être finalement sélectionnée par un ultime Concours.

Cependant, peu nombreux sont ceux qui se douteraient qu'en matière de guitare, l'Ecole Normale reste actuellement le dernier bastion mondial d'une fabuleuse tradition jalousement conservée par une poignée de Maîtres dont fait partie Rafael Andia.

En effet, au début de notre siècle, Francisco Tàrrega redonnait à la guitare l'image de marque qu'elle avait perdue depuis Fernando Sor (1775-1839), autre guitariste espagnol fort connu et apprécié à son époque. En composant des pièces originales, mettant en valeur à la fois le lyrisme exquis, les profondes harmonies et la palette sonore de cet instrument, Tárrega ne se doutait pas qu'il devenait le trait d union entre deux époques de la guitare. En amorçant cette renaissance, le guitariste espagnol par ses qualités exceptionnelles constitua l'axe autour duquel bon nombre de talentueux musiciens gravitèrent. Fortea, Pujol, LLobet sont les noms que l'on retiendra. Si Tàrrega n'était pas un professeur au sens formel du mot, ses disciples n'en assimilaient pas moins religieusement ses instructions. C'est ainsi que l'un d'eux, Emilio Pujol, put recueillir l'essentiel de son enseignement à travers son " Ecole Raisonnée de la Guitare" répartie en cinq volumes. La pédagogie de Pujol rayonna très vite : la tradition se perpétuait. Il créa une nouvelle génération de spécialistes. Rafael Andia est un maillon combien important de cette chaîne : il aura eu l'occasion exceptionnelle de suivre quelques stages avec Pujol quelques années seulement avant sa mort.

Andia fit des études de violon jusqu'à l'âge de 18 ans. C'est à ce moment précis qu'il fut "ensorcelé" par la guitare flamenca. Cette musique restant pour lui la "langue maternelle" de l'instrument, il décida d'élargir son approche en abordant son côté classique.


Une importante personnalité présente toujours des caractéristiques propres. Dans cette optique Rafael Andia adopte une position engagée face au développement historique de la guitare. Il promeut la musique contemporaine en réalisant des créations de cette musique si mal comprise et rejetée par manque de vision, de tolérance et d'objectivité: "Les points faibles du milieu guitaristique (j'ajouterai du milieu musical globalement parlant) sont le conformisme et le manque de perspective historique, notamment le refus de la musique authentique de son temps. Une conséquence de ce conservatisme est le succès d'un certain répertoire néo-classique récent: "quand on recopie l'Histoire, on cesse d'être un acteur pour devenir un commentateur" .

Cet engagement se poursuit à travers ses recherches sur la musique du passé et sur la mise à jour d'oeuvres totalement inconnues. L'assimilation et la divulgation du répertoire de la guitare baroque représente un travail intéressant pour l'Histoire de la musique.

De la musique ancienne à la musique contemporaine en passant par le répertoire purement classique, il y a, bien sûr, la musique espagnole dans laquelle la guitare exploite au maximum ses ressources expressives. Ici, Andia insistera sur la sensualité du son: " Je constate que ce problème est de moins en moins compris par la majorité des guitaristes qui ont un son clair et sec qui ôte à l'instrument tout son charme. "La guitare n'est pourtant pas du banjo ! "
Sidney, Australie

 


Walter CLARK, musicologue

I think you have found things in that music I have not fully heard before. When rendered on the guitar, aspects of the music emerge that remind one of just what Falla had in mind when he composed the score.

 

France CLIDAT, pianiste http://www.franceclidat.com/pages/36alhome.html

Cher Rafael

Je voulais vous téléphoner, mais j'ai préféré vous écrire mon enthousiasme et mon admiration envers ce CD consacré à Manuel de Falla. Tout d'abord, quelle échelle de couleurs! Quels moyens fantastiques de faire sonner une guitare! Comment obtenir une telle palette, sans oublier "le charme" du monde rythmique qui séduit et emporte! L'osmose est telle que vous êtes, vous devenez, vous incarnez la guitare. Les appuis, le sens particulier des timbres, la polyphonie enlèvent l'auditeur dans un monde aux frontières invisibles, avec cette antinomie sonore faite de sensibilité et de violence, de douceur et d'âpreté, de rigueur et de liberté! Les trilles "vos trilles" forment un filigrane étonnant par son "point serré", sans "reprise"! La Nostalgie, la Mélancolie de certains passages vous entraînent vers cette âme ibérique  que vous connaissez si bien! L'instrumentiste est "total", sans faiblesse vers un seul but, la Beauté, et tout cela avec respect, soit, mais avec quel regard neuf sur ces transcriptions qui, grâce à vous, deviennent, si j'ose dire, la MÈRE des œuvres orchestrales!! La prise de son est remarquable!

J'ai de la chance de vous connaître

 

 

Duo Concentus (Paula Sobral /Manuel Tavares) Portugal

Muito obrigada pela sua amizade e pelas suas obras, é um compositor maravilhoso!
Paula

 


ARNAUD DUMOND
, guitariste et compositeur
http://arnauddumond.free.fr/

salut Rafalbeniz
çà serait tout un long bazar de te dire combien passionnante est l'écoute de ton albeniz. j'en prendrai le temps soit oralement soit à l'occasion d'un article qd le cd paraîtra, car il serait lamentable de l'expédier dans la catégorie innombrable des cds "tout l'monde il est beau... ", une des plaies du journalisme actuel où l'on met l'exceptionnel et l'à quoi bon sur le même plan. te dire simplement ce qui me frappe d'emblée : ton toucher sonore qui a la tonicité d'un arc. le début du thème chanté de Mallorca, par ex., ou le chant niveau medium dans cadix. (sans compter la sublimement nerveuse  cadence de la même). la serenata arabe est une découverte. Il y a des envolées crescendesques pas piquées des vers ! Ce qui confirme ma "théorie" : la guitare dite classique a bcp gagné à fréquenter les cordes baroques ou luthistiques. Ici elle en a à l'évidence assimilé le ressort très particulier, à l'antipode du son bon chic bon genre, ou tous terrains. la question piano - guitare devient problématique. Mais pour les pianistes... Qui se retrouvent après çà  avec une palette de touchers de cordes un peu déspérément limitée. bon, on attend plus que le falla, et puis en route pour le coffret. (Avec un p'ti Granados en bonus ?) meilleures pensées @rno

 


Francisco y Gabriel FLETA
, luthiers


Hace unos días recibimos el disco que tan amablemente nos mandó Vd. Con interpretaciones con la guitarra barroca de cinco cuerdas.
Realmente nos ha gustado mucho y le felicitamos por la magnífica interpretación. Dadas las limitaciones de la guitarra barroca de cinco órdenes es admirable lo que Vd. Llega a sacar. 15/06/1984

 



Antoine GEOFFROY-DECHAUME
, claveciniste, musicologue

Paris, le 18 juin 1984

Cher ami,
Merci pour ce beau Lecocq que je connaissais si peu, et bravo pour la variété des "caractères" que vous avez su donner à chacune des danses.
Encore merci et très amicalement à vous.

cliquez ici pour lire quelques textes sur la technique ancienne du clavecin par et en hommage à Antoine Geoffroy-Dechaume

 



Kathrin GOERNE
, guitariste, Berlin

Nous sommes heureuses de d'avoir découvrit les Canciones Flamencas Antiguas ; ce sont des pièces merveilleuses qui ont beaucoup de succès dans notres concerts.

http://www.carpediem-records.de/en/fandango/cd_fandango.htm

 



Urs Güntensperger, guitariste, Schweiz

Betr.: Besprechungen von Schallplatten Sehr geehrter Herr Päffgen! als langjähriger Leser von "Gitarre & Laute' möchte ich mich nun doch einmal an Sie wenden und zwar aus folgendem Grund: Wie Sie in Ihrem Editorial zum Jahrbuch 1990/1991 von G&L amnerken, ist die Aussuche der CDs, Noten, Bücher etc., welche in einer Fachzeitschrift besprochen werden, sicher immer mehr oder weniger subjektiv. Doch trotzdem gibt es wohl Plattenaufhahmen, welche von einer kompetenten Fachzeitschrift geradezu besprochen werden müssen, da sie absolute Novitäten in Bezug auf s Repertoire der auf Platten erschienenen Gitarrenmusik darstellen und unseren gitarrisfischen Horizont auf diese Weise erweitern. Um eine Aufnahme dieser Bedeutung handelt es sich sicher u.a. bei der 1990 erschienenen CD des Pariser Gitarristen Rafael Andia mit dem Titel"Guitar`, welche Werke von fünf führenden französischen Komponisten, welche für Gitarre geschrieben haben (Tristan Murail, Claude Ballif, Yoshihisha Taira, Michele Reverdy und Philippe Drogoz) enthält, also nur Erstaufnahmen von Werken der neuesten Musik für Gitarre, geschrieben zwischen 1973 und 1988 unter Verwendung von zum Teil völlig neuartigen Spieltechniken. Daß ich mit meiner Meinung über die Bedeutung dieser CD wohl nicht ganz alleine stehe, möchte ich Ihnen mit den diesem Brief beigelegeten Kritiken zeigen.
Was mich doch etwas verwundert ist daß darüber bis jetzt (?) in "Gitarre & Laute" noch überhaupt nichts zu lesen war, während unterdessen in den meisten der führenden Gitarren-bzw. Musikzeitschriften ausführlich und zum Teil auch geradezu euphorische Besprechungen erschienen sind (so zum Beispiel in "Cahiers de la Guitare" N38, 1991, in "Gendai Guitar", "Diapason" Mai 1991 sowie im"American Record Guide" N4, 199 1). Ob man jetzt -o weit rehen will wie der Kritiker vom"American Record Guide", der diese CD in ihrer Zusammensetzung mit derjenigen von Julian Breams 70er-Aufnahmen englischer Komponisten vergleicht oder auch nicht: eine kurze Besprechung mindestens wäre doch sicher angebracht?
Übrigens: Auch auf eine Besprechung von Andias Gesamtaufnahme der Gitarrenwerke von Robert de Visée auf der Barockgitarre (3 LPs bzw. 1 CD bei harmonia mundi, France) von 1986 wartete man in G&L bis heute vergebens, obwohl dies nach wie vor die einzige vollständige Aufnahme von de Visées Werken auf dem Originahnstrument war.
Ich wäre Ihnen wirklich sehr dankbar, wenn Sie mich darüber informieren könnten, warum in G&L nichts über die Visée-Aufnahme verlautete bzw. ob noch eine Besprechung der CD"Guitar" von Rafael Andia (ADDA 590019) erscheinen wird. Mit vielem Dank und freundlichen Grüßen

(courrier des lecteurs de Guitarre+Laute)

 

Graham HAWKES, luthier
, Australie

http://members.iinet.net.au/~maggra
Cher Rafaël     
Samdei soir nous écoutions à "Zoo Duo" [Peter Constant et Marion Schaap de Holland] qui jouins à Perth avant aller à Darwin International Guitar Festival.
Leur programme concluait avec 5 de votre arrangements de mélodies flamenco.
Ça nous avons plu beaucoup. Les pièces sont passionnant et permettre les guitaristes montrer leur talent. Après ils jouaient ces pièces ils recevaient le plus applaudissements de tout le soir. C'ëtait le premier fois que nous avons écouté votre musique. Très agréable. Merci.
 



Martina LOPEZ
, Paris

Cher Mr Rafael Andia,
J'ai 15 ans et la Musique est ma passion, et j'adore la guitare et j'admire énormément votre personnalité artistique et votre extraordinaire talent de guitariste. J'aime vos interprétations, vos créations: je les trouve magnifiques.
Je serais très heureuse d'avoir votre autographe sur la petite carte que je vous envoie,
S'il-vous-plaît !
Merci beaucoup.
Sincèrement,
Martina

 



Fernando MAESTRO, artiste sur bois, Valencia (Espagne)

   

En los temas que ejecutas con maestría, desde la guitarra que en sus maderas que guardan entre sus fibras los trinos de los pájaros de la selva donde han crecido, y que se muestran en los colores.

Maderas que por su tibieza, me han llevado a pintar con ellas, para que se muestren los encantos de vetas, nudos y tonalidades.

Melodías y colores, que nos acompañan desde los orígenes, el arte en sus formas, expresados con maderas.

a orillita del mar

(marqueterie)

 

 



Carlos MARÍN
, guitariste

À PROPOS D'"IMPULSIVO" de Rafael Andia :

Por lo que noto ya, es la presencia flamenca de la guitarra, sin que sea flamenco claro, pero cierto en muchos aspectos, como los acordes "CERRAOS", y algunos tratamientos técnicos específicos al flamenco. Pues, el Lento, con libertad, es, realmente, una preciosidad, muy expresivo e "impulsivo".

 



Jean-Francois MASSON
, guitariste

RAFAEL!! EN VITESSE!

un petit délire sur le flamenco :
1°version

1) "langage musical qui ......" : peut-on parler de langage à proprement parler c’est le cas de le dire, quand il s’agît de musique de tradition orale et populaire qui bien que naturellement en comportant un ipso facto, mais dont l’essentiel de cette tradition ne repose pas sur cette “structure” que l’on nomme langage ,mais pour la plus grande partie sur le “style “ et le “caractère” ,il semble de toute évidence qu’une grande ambiguïté et un certain flou artistique pour ne pas dire une confusion quasi totale règne autour de la notion de langage musical du au simple fait entre autre que le langage musical comme le faisait remarquer le grand I. STRAWINSKY ne comporte pas de “signifié” au sens linguistique du terme,il s’agirait donc d’une forme “langagière “tout au plus en ce qui concerne la musique
2) couleur instrumentale : il s’agît du caractère et du style particulier lié à cette musique mais dont la couleur sonore particulière est, en ce qui concerne l’instrument la guitare, en grande partie due au style de jeu du flamenquiste, et au bois (différent de ceux de la guitare classique ) de cet instrument ,si l’erreur de croire que la guitare classique est de quelques manières liée au flamenco cela tient au fait d’un amalgame de sensibilté mal éduqué, qui assimile instrument ,son,pays,ethnie,etc... le piano est-il pour la même raison intimement lié au jazz? oui et non si l’on s’en tient au mot ”lié” oui, le jazz est à l’origine (la bamboula des esclaves sur le quai de la nouvelle Orleans à l’arrivé de l’Afrique) exclusivement chanté,les instruments ne viennent qu’après,de même pour le flamenco le “cante jondo” se passe très bien de la guitare et des formes purement vocales ou accompagnées de la plus rudimentaire façon comme les “martinete”le prouve ,il ne s’agît que d’une rencontre opportune et peut être heureuse mais dont il ne faut tirer aucune conclusion causale ou autre !bien entendu il y avait plus de chance qu’un “pépé de la matrone” ou autre se fasse accompagner à la guitare qu’au “quannoun” égyptien!! le flamenco utilise la guitare point ! le jazz le piano point etc...il vrai néanmoins que la couleur caractéristique du flamenco est : ces différentes voix mais toutes reconnaissables et typiques et le son de cette guitare “flamenca” différente de la couleur classique . Il n’y a donc par conséquent aucun “boulet” ni quoi que ce soit à traîner et cette notion ne peut provenir que de confusion évoquée en partie précédemment.
3) il me semble que tu évoques plus le “style” que le caractère dans ton argumentaire mais cela ne change pas trop le problème puisque l’essentiel pour toi paraît être la jonction entre ces différents moyens d’expression dont les racines sont communes et qui générent des “formes” différentes en fait tu es un grand rassembleur et pourvu que tu ne viennes pas y foutre le jazz fusion (rassures toi je blague!) dans l’ensemble je suis assez en désaccord ; structuraliste de la musique ,œcuméniste de la sensibilité musicale , intellectuel repenti ,mais néanmoins coupable,tu devras t’expliquer devant le grand tribunal du peuple de cette intention perverse que de vouloir unifier, faire avancer les “choses”, et bousculer les habitudes musicologiques et culturelles !! Croit-tu que tu as le droit d’essayer de donner un “sens” au sens Lacanien du terme, à toute cette “chienlit” culturelle qui depuis si longtemps se faisait docilement l’esclave de tous les pouvoirs et le dos rond devant ses maîtres,et toi tu nous proposes de réunir la “grande musique classique “ avec ces “borborygme” douteux que sont les bruits à peine organisés de la musique populaire , avec les incongruités sonores des élucubrations perverties des pseudos intellos de la soit-disante musique contemporaine !!! mais mesures-tu les risques que tu prends et es-tu prêt pour l’ultime sacrifice au nom de la vérité!! N’est-ce pas un peu tout de même une démarche conservatrice ? anti-évolutive puisque si toutes ces églises ont trouvé leurs voix progressivement et font donc partie de l’évolution au sens Darwinien du terme, ton désir (je préfère à ta volonté,) avec tout ce qu’il comporte de sous-jacent voir inconscient et donc signifiant par là (ou ailleurs) toutes tes frustrations et castrations, de rassembler d’unir, en fait de banaliser, au sein d’une même communauté culturelle aux aspects soit-disants polymorphiques,mais en fait controlés par la rigueur de l’esthétisme contre révolutionnaire, finalement bourgeois et conservateur ,ton désir disais-je ,trahis un conformisme ,voir une volonté autocratique assez proche de celle des Talibans !! Ce retour à la source unique témoigne d’une influence certaine du judéo -christianisme source de tous nos mots, et qui d’un pas mène à la dictature surprenant pour un Catalan, la Catalogne: ce fief de l’idéologie révolutionnaire, ainsi donc tu passes à l’ennemi ! par le subterfuge de la culture, non mon gaillard tu ne nous tromperas pas et, si le flamenco est à la musique ce que la barre fixe est à l’équilibre, jamais même au nom de je ne sais quoi (surtout je ne sais quoi) les différences qui font nos richesses !!! ne devront être réunis dans un même panier dans lequel les serpents qui mordirent Cléopâtre ne manqueraient de nous mordrent nous même tôt ou tard !! AH! cela fait du bien de délirer!! Bon ! soyons un peu plus sérieux et rigoureux


2°version

1 - ton discours confond, du début à la fin, et de façon pour le moins inattendue, musique hispanique et flamenco. (déception !)
2 - Le flamenco n'a jamais été ignoré, ni même marginal. Tout au plus franchit-il depuis quelque temps, et par un phénomène de mode, les frontières culturelles qui constituaient traditionnellement son creuset originel.
3 - Il me semble plus que hasardeux que de parler de "couleur instrumentale" du flamenco et d'ajouter que celle-ci est intimement liée à la guitare, sachant que la dimension essentielle de l'expression "flamenca" réside dans le "cante", lequel ne souffre l'accompagnement instrumental et la danse que dans ses genres "mineurs", Cf. cante jondo / chico ... La danse, le ballet ou l'accompagnement aux guitares sont des avatars du flamenco. Quant aux pièces de guitare seule, même improvisées et jouées par les plus purs accompagnateurs de "cantaores", elles n'appartiennent en aucun cas au flamenco, mais aux genres "aflamencados", tu sais cela aussi bien que moi.
4 - Je ne perçois -mais peut-être est-ce une question de sensibilité personnelle- aucune influence "flamenca" dans les oeuvres de Turina ou d'Albéniz,!! fussent-elles, l'une comme l'autre, riches de "rasgueados". Les modes qu'empruntent ces oeuvres ne sont pas issus du flamenco, à supposer que celui-ci développe des modes originaux, tout au plus sont-ils empreints de schémas modaux arabo-andalous, ce qui n'est guére original, mais commun à l'ensemble des musiques hispaniques, y compris folkloriques, histoire oblige. Les seules régions qui échappent à cette influence, l'Aragon et la Catalogne, ne sont pas hispaniques. La principale source d'inspiration d'un Albéniz réside dans les danses régionales, traditionnellement accompagnées par les "bandas" (cuivres et bois) ou les ensembles de mandolines et panderetas. Rien à voir avec le flamenco, même si, joué à la guitare, cela en rappelle vaguement certaines couleurs chez ma voisine, qui pense aussi que Carmen, Bizet et son toréador, c'est un peu du flamenco... Albéniz, le sage et habile pianiste, a-t-il jamais vu Ronda, Tarifa, Malaga ou Jerez? Que dire d'un Turina ou d'un Rodrigo, complaisants et officiels musiciens du très catholique franquisme? Seul Falla est reconnu pour avoir volontairement introduit dans certaines de ses oeuvres des éléments, non pas inspirés, mais directement copiés, de ce qu'il aurait perdu de "l'esprit" flamenco, au cours de son long pélerinage sur les routes "d'al'Andalus" et de son expression profonde, bien moins catholique qu'une infante défunte.
5- Le flamenco n'est en aucun cas un "langage musical", en ce sens que les éléments de son code ne se différencient pas du langage musical tout court. Le flamenco est un style et non un genre, au sens musicologique de ces termes, sachant que ce classement n'est guère satisfaisant quant à son essence même. Car c'est aussi et avant tout une façon de se penser, de s'exprimer, de sentir et d'être qui n'appartient qu'au triangle Séville, Cadiz, Jerez, et à certains de ceux qui le peuplent. Cela ne s'apprend ni à l'École, ni à travers le répertoire instrumental, fût-il celui de la guitare. Seuls ceux à qui une ancestrale histoire a légué cet étrange héritage hispano-indo-musulman peuvent l'exprimer à travers ce "duende" qui a transcendé chez eux le feu, la douleur et la colère en cette formidable et sensuelle forme d'expression. Turina, Albeniz, Tarrega et sa gran jota d'Aragon, et même Falla sont bien loin de tout cela. Quant a la guitare classique, (...) même revue et corrigée, je ne vois pas très bien en quoi elle serait à même de véhiculer ne serait-ce que l'ombre d'une tradition orale, une fois de plus, ancestrale et inaccessible à ceux qui ne lui appartiennent pas. En conclusion, je t'avoue être en désaccord avec l'entrée en matière de ton récital,ton discours me paraissant passablement approximatif et musicologiquement erroné. Le plus grave me semble être, compte tenu de tes origines, cette absence de sensibilité (aie ! je me fais un ami !) à ce que tu prétends défendre : le flamenco...!! Nah!! J'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de ma franchise ,mais c'est le prix de l'amitié, de l'estime, et du respect que je te porte qui me permet de te parler ainsi sans retenu. Ceci ne soustrait en rien aux qualités de l'immense artiste que tu es!! errare humanum est, sed perseverare diabolicum!!
Jean-François Masson « aficionado »

 

Patrick MESSINA
clarinettiste au Metropolitan Opera de New York
Nous avons, avec ma fiançée, écouté attentivement ton disque. C'est absolument génial!!!!!  Voilà un vrai son de guitare. Je ne pensais pas qu'il soit possible de faire autant d'effets avec cet instrument.
 


Tristan MURAIL, compositeur
Bagnolet, le 18 juin 94
 
J'ai eu souvent l'occasion de collaborer avec Rafael Andia, et c'est en particulier sur son initiative que j'ai écrit pour la guitare une pièce nommée "Tellur". Grâce à ses conseils et à nos recherches communes, j'ai pu enfin concrétiser ce que je cherchais depuis longtemps à réaliser sur la guitare : une sorte d'univers continu et résonnant, inspiré, entre autres, des techniques flamenco.
 
Rafael Andia a depuis souvent rejoué cette pièce, toujours brillamment, et l'a largement fait connaître. Mais j'apprécie aussi son talent dans les répertoires les plus divers – et particulièrement, son esprit de découverte, qu'il applique aussi bien au domaine contemporain qu'au répertoire baroque, ce qui donne toujours lieu, en concert, à de stimulantes et savoureuses confrontations.


 

José-Luis NARVAEZ
guitariste, compositeur

À PROPOS D'"IMPULSIVO":
...L'inspiration dont parle de Falla, le moment magique, sont là...

 



J-Francisco ORTIZ
, guitariste

http://membres.lycos.fr/jpacortiz/francais/biographf.htm

He recibido tu disco, lo he escuchado y me he quedado impresionado de¡ trabajo que has hecho. Fantástico ! ! ! estoy seguro que si lo hubiera escuchado Falla asíí hubiera escrito más obras para la guitarra ... que pena que llegaste tarde ! ! !
Creo que tenemos un punto en comun, si no me equivoco, es el amor por España y su cultura. Esto se te nota en tus arreglos pues tiene la misma onda el disco de Albeniz que me mandaste.

 



Emilio PUJOL

5/01/1975


Con muchas felicidades para Catherine y Rafael Andia en este año 1975 y muchos éxitos también

Maria Adelaida y Emilio Pujol

 

Danielle RIBOUILLAULT
Le 9 juin 94
 
Je puis témoigner, pour avoir plusieurs fois travaillé avec lui au sein de la revue que je dirige, de l'exceptionnelle compétence artistique de Rafael Andia : ce créateur infatigable d'œuvres nouvelles, cet homme à la curiosité intellectuelle aigüe et insatiable – il a publié plusieurs articles aux sujets inédits et passionnants dans cette revue -, ce chercheur et musicologue de très grande exigence, passionné de tout ce qui touche à la guitare , des temps baroques à nos jours en passant par l'époque romantique, mais aussi et surtout ce concertiste de talent et de renom et cet éminent pédagogue mérite toute la reconnaissance du monde de la guitare et de la musique, non seulement en France mais à l'étranger.
 La carrière exceptionnelle que Rafael Andia accomplit,  le range au niveau de ces êtres rares qui, fidèles à une tradition culturelle élevée, savent posséder de très nombreuses cordes à leur arc – au plus haut niveau.
 

Ursula RICHTER, violoncelliste (Allemagne)

J'apprécie énormément le sérieux de ton travail; les transcriptions sont superbes. Je suis très impressionnée par la recherche de sonorités et par le fait que ta technique soit toujours au service de la musique et n'est jamais mise en avant pour elle même
Il me semble qu'il y a parfois un peu trop de prudence et que l'expression est un peu retenue. Mais c'est très personnel, à chacun sa chacun sa sensibilité et son caractère.
J'ai un faible particulier pour "Asturias" et "Granada" que je passe en boucle car ils me touchent beaucoup.
Je comprends mieux que tu aies passé toutes ces heures derrière ta guitare à Biarritz plutôt que de te promener


Mike DEZAVELLE,
Guitarist Owner of Santa Fe Guitar Works

I was 18 years old when I went to study with Rafael Andia. In the arrogance of youth I already considered myself a pretty good guitarist. Little did I know then how much it would change my life to study under the young maestro. Rafael Andia patiently (usually, anyway…) helped me become a musician beyond any of my wildest dreams. Through his deep love of the guitar he sculpted my abilities and my spirit, and shared with me an approach to music that borders on religion.

My life later took other directions as life sometimes will, and I was away from playing guitar and out of contact with Rafael for many years. Unable and unwilling to resist the gravitational pull of music any longer I began playing guitar again later in life. As difficult as it was to "start all over" I always had Rafael Andia in my mind and heart, guiding me once again through the challenges of art. I would imagine his voice and his solutions to technical problems as if he were there with me even though I had not been in contact with him for many years. I feel I now owe him thanks for more than just one phase of my artistic development.

I have not seen Rafael perform on stage for over 20 years but his concerts always touched me deeply and left very vivid memories with me. I am sure he is even greater now than he was back then, as I have his recordings as testimony that he is one of the few great guitarists that refuse to rest after attaining success. My dream is that Rafael Andia will soon be recognized for his immense contributions to the guitar.

01/20/03 1412 Llano Street Santa Fe New Mexico, 87505 U.S.A.

 



John ROBERTS,
guitariste, London

in Guitar Travels, 1977, Tecla Editions, Cours d'été d'Emilio Pujol à Cervera (Espagne) 1974

page 578
"As there is time, Rafael is asked to play more.
Sevilla
. Unfortunately the Sardanas have started up outside, and confused the issue.
Sevilla too quick. Could you dance at that speed?

-You have an ennemy in you, said Pujol : it may be nerves. Hear this on the piano, by a good player. The duende of flamenco does you harm.
-I will try, Maestro.

-Seek to attain the same height in interpretation that you have in virtuosity. Study note by note, phrase by phrase, section by section.
Muy bien , Rafael, Muchísimas gracias."
...

page 580
Rafael practising. He said : The problem is not Sevilla, it is ethical. I play quickly in order not to bore people - I am terribly afraid of boring people.
-You can rely on two minutes attention, I said.


Michel Savary, guitariste, Paris

Sonnet :

Rafael,

Je t'envoie à ce jour, l'oeuvrette "Clavelitos"
Tournée comme il se doit, (oui bien sûr), à ma sauce...
Mi majeur, tu le vois, il faudra qu'on le bosse,
(Mais en Ré toutefois, peut soulager les gosses)...

Je crois bien que ce bout du glorieux Espagnol,
Mérite bien simplement qu'un bon regard s'y jette,
Et si quelques erreurs, de ci, de là t'inquiètent,
C'est pourtant un ouvrage issu de bonne école...

En un soir, longuement, j'en ai tissé la trame,
D'une telle version, je n'attends point de blâme,
Confiée à quelques uns, peut-elle avoir une âme?

Le voici, là, pour toi, le fruit de mon labeur,
Un tel travail d'ensemble ne doit pas faire bien peur,
Et va savoir, un jour, attiser des ferveurs?

M. S.
fecit 16 septembre 2003

Paula Sobral, guitariste, Portugal

Queremos tocar as obras "Cafe de chinitas, Moleros e Zorongo" em 2 concertos que
vamos fazer no início de Fevereiro no Festival "Musicamania" em Lisboa.
Só mais uma coisa.... cada vez apreciamos mais a sua escrita musical, não há um
único momento, uma única nota deixada ao acaso, tudo é perfeito ao mais ínfimo
pormenor. É uma escrita riquíssima e cheia de pormenor, escrita de um verdadeiro
e autêntico génio musical. Obrigada por ter elegido a guitarra como seu
instrumento preferido.
Um grande abraço cheio de verdadeira admiração!
Paula


Michael Thames, luthier, New Mexico, USA

http://www.ThamesClassicalGuitars.com/

Dear Rafael,
I received your CD, and have been listening to it all day long everyday, while working in the shop.  It is such a powerful statement. I have never heard anything so wonderful in my life, such intensity and pure poetry from beginning to the end, your playing captures the true essence of what the guitar is all about.

10 avril 2004


Carles TREPAT
, guitarrista, España

Rafael,

No sabes lo contento que me puse al leer tu comentario sobre El Albaicín, tanto por lo que me dices, que agradezco muchísimo y me halaga viniendo de ti, como sobretodo por saber de ti después de tanto tiempo.

Hace unos meses, curioseando por aquí en Youtube, me encontré casualmente con tu impresionante interpretación de Tellur. A partir de ahí escuché algunos vídeos tuyos incluido tu dúo "Inmemorial". Cree que no lo digo por intentar complacerte respondiendo amablemente a tus generosas palabras: tras oírte, recordando lejanos tiempos, me entró una intensa sensación de orgullo de haber sido tu alumno.

Quise escribirte, aprovechando la cercanía que da este medio tan poderoso y a veces temible que es internet, pero no soy espontáneo para estas cosas y se me pasó la ocasión, pensando en un siempre pendiente viaje que me gustaría hacer algún día a París para reencontrarme con lugares y seres que siempre me acompañan en el pensamiento... espero tener la ocasión bien pronto y así poder saludarte allí personalmente.

Carles Trepat

François CHERDEL, guitariste flamenco, Angoulême (France)

Le travail que vous avez réalisé, avec ce souci d'exactitude qui a toujours été le vôtre et la sensibilité de votre interprétation m'ont beaucoup ému.
Cette musique de Falla, tellement imprégnée du Flamenco, méritait la transcription dont vous lui avez fait cadeau.
Vous dire simplement toute la fierté que j'ai d'avoir été votre élève pendant dix ans.
Les années passent et le bonheur que que j'ai chaque matin en me levant d'être guitariste depuis une trentaine d'années reste intact.

C'est à vous que je le dois…
23/04/2006


Fadia Yared, Liban

Lorsque j'ai écouté ce morceau (et je l'ai écouté et réécouté plus de 60 fois), j'ai vu l'âme du flamenco mise à nu. J'ai perçu l'essence ou plutôt la quintessence de cet art... sa forme suprême et définitive. Impulsivo, c'est la Terre Promise du flamenco, l'aboutissement des chemins timidement tracés par Melchor de Marchena, Manuel de Falla et Maurice Ohana.
J'ai a-do-ré.



Z.o.o duo,  Pays Bas/Australia
<http://www.zooguitarduo.com>

Dear Mr. Andia,

We recently discovered your site on the internet. It is very impressive to read about all your work! Having said that, the site was misbehaving somewhat this morning (apparently a technical glitch) and I couldn't find any contact details there so a colleague gave us this e-mail address for you, we hope it is correct.

Actually we are a little ashamed we didn't make contact with you earlier as Marion and I already for some years now have been performing your Canciones Flamencas Antiguas. The first performances were back in early 1998 when we still lived in Australia - maybe it was living so far away that stopped us from making contact, who knows, anyway now we live in Holland which is much closer(!). We estimate we have performed the pieces well over 50 times in The Netherlands, Australia, America and the UK. Last year we played them in a live radio broadcast from Amsterdam's famous Concertgebouw as well as for an audience of many hundreds of people in a large outdoor concert at the 2002 Darwin International Guitar Festival. Also we recorded four of them on our 10th anniversary CD 'Celebration' in 2001. We love playing them very much and audiences are always enthusiastic as well, there is great skill and depth in the 'orchestration' of these well-loved melodies for the guitar.

Well we hope this message reaches you, thank you for your time and thank you for writing such wonderful music!

Best Wishes,

Peter (Constant) & Marion (Schaap)
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Le coin des ennemis

je n'ai pas pu résister au plaisir de vous offrir ce petit florilège :

1)

Joaquin Turina né à Séville en décembre 1882, commence ses études musicales dans sa ville natale. Puis il devient I'élève de d'Indy et de Moszkowski ä Paris. Sa rencontre avec Debussy et Ravel influença, sans aucun doute, I'écriture de ce musicien. Evocatrice, découvrant les caractères de sa ville natale, sa musique est débarrassée de tout pittoresque de pacotille, d'une sensibilité merveilleuse, délicate et parfois même un peu austère, elle évoque les jeux d'ombres et de lumière de patios andalous Les oeuvres présentées sur ce disque sont toutes dédiées à Andrès Segovia, qui fut un fervent défenseur de la musique espagnole.

A la croisée de la tradition flamenca et de la "musique savante péninsulaire", Rafæl (sic) Andia explore, le temps d'un instant, l'authenticité d'une écriture musicale. Parfois un peu dilué de romantisme, parfois presque brutal, il avance dans cet univers sonore avec moult rasguados (sic) et campanalla (sic), le tout poussé par une réelle envie d'authenticité. Dommage qu'il y manque un brin de subtilité et d'émotion ; la musique de Turina en possède certainement.
non signé / Guitare Classique, Paris

 

2)

Au début du XVIII° siècle, la guitare était un instrument très prisé par les amateurs et par les musiciens professionnels. Le répertoire qui lui est alors consacré est d'une importance quantitative insoupçonnée. De nombreux compositeurs, hâtivement considérés de nos jours comme "secondaires", ont ainsi donné le meilleur d'eux mêmes en écrivant notamment des suites de danses que l'on commence enfin à redécouvrir grâce à des enregistrements comme celui-ci. La musique de François Le Cocq (sic) est d'une grande clarté d'écriture et inspirée sur le plan mélodique.

Dans l'ensemble, l'interprétation de Rafael Andia est assez décevante. Bien sûr, son jeu ne manque ni de virtuosité, ni de musicalité. Néanmoins le plaisir de l'auditeur est sans cesse dérangé par la violence des accords arpégés sur les temps forts qui reviennent à intervalles réguliers. La dynamique des mouvements chorégraphiques finit par être gommée. Pourquoi tant d'agressivité? À certains endroits on est véritablement stressé. D'autre part, les danses les plus vives sont souvent jouées avec nervosité et précipitation. Cela manque de souplesse et de respiration.
Etienne Lestringant, Le Monde de la Musique, novembre 1984

à suivre…

 



LIENS/LINKS

Compositeurs présentés dans ce site:

http://www.edith-lejet.com/balance.html
http://www.cdmc.asso.fr/html/compositeurs/bio/d_g/finzi_gra.htm
http://www.jolivet.asso.fr/index-fr.htm

sdrh visitez un site consacré à Joaquin Turina par son petit fils Miguel Morán

http://www.joaquinturina.com

Un site où figurent (presque) tous les guitaristes:
Gunnar Eisel http://www.worldguitarist.com/

Pour commander CD et partitions :
Guitare Diffusion http://www.guitare-diffusion.com

Les Cahiers de la Guitare http://www.cahiers-de-la-guitare.org/

Chanterelle Verlag http://www.chanterelle.com

Harmonia Mundi
http://www.harmoniamundi.com/featured_artist.asp?Artist=382

 Fnac

Luthiers :

Graham Hawkes

Michael Thames

Graham Caldersmith

Guitaristes :
<http://www.zooguitarduo.com>
http://arnauddumond.free.fr/
http://www.carpediem-records.de/en/fandango/cd_fandango.htm
http://membres.lycos.fr/jpacortiz/francais/biographf.htm

Presse :

http://www.saveur-despagne.com/musique/andia/interandia.htm


Académies et cours d'été :

xxx http://www.ecolenormalecortot.com/

http://www.concours-poulenc.org/fr/academie/

http://guitares.serenata.free.fr/

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Revue de presse de quelques concerts
 

un guitariste exceptionnel

Le petit théâtre de l'Enfer (ex-théâtre de la Potence), récemment et fort heureusement restructuré et aménagé, accueillait hier soir dans le cadre des manifestations musicales et chorégraphiques organisées sous le titre " Le Ballet de Poche invite ", le guitariste Rafael Andia.Première constatation : l’intérêt du programme qui, de Albeniz à Tristan Murail, couvrait les aspects essentiels du répertoire de la guitare du 20° siècle, car il est rare d'assister à un récital de guitare où la qualité inhérente à chaque œuvre proposée se maintienne aussi haut dens le contexte d'une extrême diversité.De plus, autre constatation évidente, l'exceptionnelle technique virtuose de l'interprète, alliée à une non moins évidente intelligence musicale. Cette technique éblouissante permet à Rafael Andia d’obtenir d'un instrument relativement limité dans ses possibilités sonores des effets inouis (au sens étymologique du mot).Qu’il s’agisse de la courte mais séduisante pièce de Claude Ballif ("Soffeggietto" opus 36, sur le nom de Falla), des redoutables et très brillantes études de Villa-Lobos, et surtout de l'étonnant "Tellur" de Tristan Murail, qui m’a paru l'œuvre la plus achevée et la plus réussie dans l'utilisation et les recherches les plus extrêmes de toutes les ressources de l’instrument. Rafael Andia a réussi un véritable tour de force technique, instrumental et musical. Par ailleurs, les œuvres de Manuel Ponce (Sonata "3"), Albeniz (la célèbre "Asturias"), et André Jolivet (une suite intitulée "Tombeau de Robert de Visée"), ont donné au soliste l'occasion d'une démonstration plus purement musicale sur le plan du phrasé, des recherches de nuances et de timbres, et finalement d'une intelligence stylistique tout à fait remarquable. Voilà un jeune guitariste exceptionnel que le concert du "Ballet de Poche" nous a permis de découvrir. Louis Garde, Le Dauphiné Libéré 5/06/81

 

  Ante un selecto auditorium que colmaba la sala de LRA 7 Radio Nacional Córdoba, hizo su presentación el joven guitarrista francés, Rafael Andia.Un programa ecléctico y de gran dificultad técnica asumió en la ocasión. Comenzó con una breve composición de Alonso Mudarra, Fantasía y Gallarda. A continuación, Sonata N° 28 de D. Scarlatti y Obras para Laúd, integrada por Preludio, Preludio en Re y Preludio y Fugato de la III Suite de Juan S. Bach, donde el intérprete rebeló su capacidad y talento creador. Cada página surgió dentro del clima que la anima, poniendo énfasis en resaltar la temática de carácter danzístico, propio del período de la época. Las composiciones de Bach fueron traducidas con cierta religiosidad e intimidad logrando un espíritu de recogimiento. En la segunda parte se escucharon la Fantasía op. 7 de Fernando Sor, Canción y Danza de Antonio Ruiz Pipo y Tonadilla (la maja de Goya) y Danza Española N° 10 (Melancólica) de Enrique Granados. La Fantasía de Sor, de dificultad técnica por los temas variados que la componen, fue fielmente interpretada, ídem la obra de Ruiz Pipo, joven autor contemporáneo, en donde se observa toda la nobleza de una canción telúrica en su primera parte, contrastante a, la segunda, netamente bartokiana y de buenos efectos sonoros.Culminó su recital con dos composiciones del inmortal Granados, poeta musical que posee el don de crear melodias inspirado en el folclore y el nacionalismo clásico de infinito colorido y riqueza en los matices., Rafael Andia tuvo una actuación muy celebrada y aplaudida. Provocó en el público asistente la comunicación expansiva, al igual que aquel que espera se le brinde el mensaje que traducen los « Grandes » intérpretes. El artista supo imprimir en las notas de la guitarra todo el caudal de posibilidades del buen ejecutante. Sólo cabe agregar que hoy ya puede brindarse con mayor esparcimiento dentro del espiritu que anima cada página. Su técnica es depurada y segura, permitiéndole una articulación precisa y sin cabildeos, produciendo un sonido amplio y potente. Me hago eco de nuestro público y de Argentina sin duda, esperando porque sea pronto su retorno a nuestra patria y nos brinde toda la perfección que irá incorporando en el transcurso de su profícua carrera. Córdoba (Argentine) 6/06/71  
       
 

Viaggio nella musica spagnola del '900

Un intreccio attraente portato in concerto - sabato nella sala Segni dell'hotel Setar - da Rafael Andia, virtuoso e didatta della chitarra, di nazionalità francese con nome e vocazione che tradiscono peró origini iberiche. Concertista di larga.esperienza, Andia divide da tempo il suo impegno tra la valorizzazione su basi filologiche del repertorio barocco - a lui si deve l’istituzione della prima cattedra di chitarra barocca in Francia - e la diffusione della musica del nostro secolo.E al Novecento si è ispirato per il recital ospitato al Setar, interpretando partiture originali per chitarra e trascrizioni da lui stesso curate. Tema principale è stata la Spagna vista attraverso la sensibilità di artisti di formazione differente. Cosi se il Fandanguillo op. 36 scritto nel 1926 da Joaquin Turina riflette tecniche impressioniste e una visione del folclore di stampo romantico, Invocation e dance (omage a De Falla) di Joaquin Rodrigo (1961) offre reinterpretazioni originalie personali della tradizione popolare, cosí come Vision clasica del flamenco di Narvaez. Dedicato ad Andia dal compositore Tristan Murail, Tellur si annunciava come pezzo tra i piú interessanti della nuova musica per chitarra, ma inconvenienti tecnici – l’impianto luci difettoso ha imposto la fine anticipata del primo tempo - hanno impedito di poterlo apprezzare nella sua interezza.L’amore stregone, El amor brujo, il balletto gitano musicato nel 1915 da Manuel De Falla su soggetto di Martinez Sierra, è stato esequito nei vari episodi - celebre la danza del fuoco - nella versione per chitarra sola. Cosí, seppure le indubbie capacità tecniche e interpretative di Andia siano riuscite ad esprimere lo spirito generale dell'opera di De Falla, la restrizione della gamma timbrica - 1'originale è per 12 strumenti - ha comunque ridotto smalto e vitalità dell’esecuzione. Padrone dello strumento e della scena anche nei momenti piú imbarazzanti, Andia ha affrontato il concerto con stile, forte di una tecnica matura e consapevole che gli ha permesso di proporre la lettura piú adeguata per ogni musica in programma.Greca Piras, L'Unione Sarda 16/09/92

  Narrant une histoire d'amour âpre et violente, débordante d'une vie intense. incantatoire, rythmée par moments, "l’amour sorcier" de Falla transcrit et interprété par Rafael Andia à la guitare est certainement un moment de révélation pour les mélomanes libanais. Ils découvrent Ià les beautés du "cante flamenco" par le biais des accords d'une guitare déchainée et aux sonorités aussi sourdes et riches qu'un orchestre! Si la partition a perdu toutefois de son ampleur. de sa force magique, elle a aussi gagné en pure authenticité ibérique car la guitare demeure sans doute l’expression musicale par excellence du pays des mantilles... Et Rafael Andia a su restituer tous les sortilèges de cette œuvre ardue et périlleuse dont il a ailleurs triomphé en maître absoIu. L'Orient-Le Jour 17/02/97

 

Gitarrenabend Rafael AndiaKirche St. Peter, 28. November
zin.

Der hervorragende, an der Pariser Ecole normale de musique lehrende Gitarrist kann, wie sich in den letzten Konzerten erwies, in Zürich bereits mit vollen Sälen rechnen. Das hat er vollauf verdient mit einem ungemein beherrschten, rhythmisch und dynamisch überlegen differenzierten Spiel, bei dem von technischen Schwierigkeiten nie etwas zu spüren ist. Auch ist sein Repertoire sehr weit. Im letztjährigen Konzert spielte er auch auf der Vihuela; für die ältere Literatur (Robert de Visee und Gaspar Sanz) verwendete er diesmal die klanglich ebenfalls erheblich andersartige, vor allem heller klingende .Barockgitarre, die sich wie die Vihuela äusserlichCdurch weniger eingezogene Taille auszeichnet. Aufder modernen Gitarre interpretierte Andia Werkeaus der Frühromantik, zwei sehr geschickt vor:genommene Bearbeitungen von Scarlatti-Sonatenund neuere spanische Musik, unter der besondersder Tiento des zeitgenössischen KomponistenMaurice Ohana und Hommage pour le tombeaude Claude Debussy» im Habanera-Rhythmus mitZitaten aus dessen «Soiree dans Grenade> von.Manuel de Falla auffielen.

 

         
 

Flamenco und Neue Musik

Viel Interesse bei einem, vorwiegend jugendlichen Publikum fand der Gitarrenabend von Rafael Andia im Stephanssaal, der vom Centre Culturel Français veranstaltet wurde. Der spanische Gitarrist, der in Frankreich geboren wurde, heute in Paris lebt und eine Gitarrenklasse für Barockmusik unterrichtet, kommt aus der spanischen Flamenco-Tradition.Der Einfluß seiner spanischen Lehrer Alberto Ponce und Emilio Puiol wurde deutlich in seiner Interpretation der Sonatina op. 65 von Joaquin Turina. In die klar artikulierten, modernen Klänge mit ihrer Härte, die sich mit meditativen Elementen und kapriziösen Spuren von Nachdenklichkeit mischt, ließ der Gitarrist behutsam Flamenco-Rhythmen einfließen, die schließlich mit mitreißendem Schwung das gesamte Stück bestimmten.Seine Qualitäten als Interpret klassischer Gitarrenmusik bewies Rafael Andia zu Beginn der Konzerte in Fernando Sors "Elegischer Fantasie" op. 59. Mit sanften Akkorden, klarer Melodieführung und hoher Klangsensibilität, die vor allem in getragenen Passagen zur Wirkung kam, schufer eine romantische Dichte, die den Hörer unwillkürlich Anklänge an Schuberts "Der Tod und das Mädchen" hören ließ.In fünf Präludien von Villa-Lobos und Auszügen aus Manuel de Fallas Ballett "El Amor Brujo" zeigte der Gitarrist sein technisches Können. Da waren gebrochene Arpeggien, zarte Crescendi, aus denen romantisches Kolorit oder dramatische Ausbrüche erwuchsen, aber auch kräftige Ausdrucksstudien mit bewußt gegen den Strich gespielten Rhythmen.Als routinierter Spezialist für Neue Musik schließlich erwies sich Rafael Andia in dem 1977 für ihn geschriebenen Stück "Tellur" von Tristan Murail. In schrillen bis fast lautlos quietschenden Geräuschen, stets mit Flamenco-Akkorden durchsetzt, werden in diesem Stück die klanglichen Möglichkeiten der Gitarre erprobt, was für die Hörer wie für den Gitarristen ein anstrengendes und auf die Dauer ermüdendes Unternehmen war. RBU, Badische Neueste Nachrichten 1/3/85

 

Les grillons de feu de la guitare

Avec ses vieilles pierres nues et sa décoration de palmes vertes, I'église Saint-Léon d'Anglet offrait le cadre qui convenait au récital donné samedl soir par le guitariste Rafael Andia, sous les auspices de I'Adampa, , de I'A.D.A.C. et des ateliers artistiques d'EI Hogar.L’artiste, qui professe à l’Ecole normale de musique de Paris et qui a été lauréat du 15° concours de l’O.R.T.F., a étonné par sa maîtrise et son sens musical un auditoire qu'il n'a pas tardé à conquérir complètement. Pareil, dans son costume de velours sombre, à quelque lys noir élancé, ce jeune Navarrais "sent" et "vit" la guitare comme d'autres "sentent" et "vivent" le piano ou le violon. Avec une intensité convaincante, communicative.Au début, dans deux études de Sor, son jeu est un feu qui couve sous la cendre; dans celles de Villa-Lobos qui ont suivi, les grilIons de la guitare grésillent des sérénades de désir et d'été; puis, quand l’instrument et la salle sont "chauffés", les arpèges d'un "Prélude et Fugue" de Bach peuvent s'égrener, mystérieux, mystiques, et s'envoler vers le ciel avec la pureté, la grâce sans poids d'oiseaux angéliques. En deuxième partie, Andia a fait chatoyer devant nous la flamme intimiste, élégamment maniérée, de maîtres baroques comme Campion, Sanz, R. de Visée, musiques destinées à de belles écouteuses dans des jardins à la mauresque ou à des infantes recluses au fond de palais tristes.Il a terminé son concert en apothéose en interprétant magistralement des pièces que des compositeurs contemporains ont spécialement écrites à son intention et qu'il a créées récemment à Paris. "Solfegietto", de Claude Ballif, et "Tellur", de Tristan Murail, sont des pages extrêmement modernes relevant de "l’a-musique" au sens où Claude Mauriac parle "d'a-littérature". Rafael Andia en a rendu admirablement les prouesses techniques, comme le charme insolite, mystérieusement envoutant.Applaudi, acclamé, rappelé, il a joué en bis, superbement, deux pièces de Tarrega, pour la plus grande joie d'un public enthousiaste. Il faut être un grand artiste, un musicien authentique pour emballer ainsi un auditoire et faire d'un instrument restreint à quelques cordes tout un univers illimité. Sud-Ouest 17/5/78

 
         
  zm. Der Pariser Gitarrist, der seit vielen Jabren regelmassig in Zürich konzertiert, gehört zu den seltenen Musikern, die sich Mühe geben, ein Abendprogramm sinnvoll zu gestalten, diesmal quasi mit einer Exposition, die vom vertrauten Gitarrenklang des Albeniz ("Mallorca") zur stilistisch modernen Musik des André Jolivet führte ("Deux Etudes de Concert" von 1965), und mit einer Quasi-Reprise, die von Jolivet (jetzt "Le Tombeau de Robert Visée" von 1972, der letzten Gitarrenkomposition des Meisters, einem bei höchster Virtuosität überaus düsteren Werk) zu Albeniz ("Granada" und "Asturias") zurückführte, zu den wohl am besten bekannten Werken des Abends. Dazwischen vor der Pause, waren noch Fernando Sor und Joaquin Turina zu hören, die mit einem weiteren "Tombeau" und drei spanischen Stükken eine Verklammerung - im, Sinne einer Durchfiihrung - zu den Randteilen darstellten. Wie die Stücke von Jolivet darf auch die "Fantaisie Elégiaque" op. 59 von Sor, (à la mémoire d'une élève", den Rang eines ziemlich unbekannten Meisterwerks in Anspruch nehmen. Das Werk von Sor überrascht durch seine Nähe zum mittleren Beethoven in der phantasieartigen Mehrteiligkeit, wahrend der abschliessende Trauermarsch stellenweise an Schubert gemahnt; insgesamt eines der gehaltvollsten Werke des Komponisten.,Die genannten Werke von Jolivet überraschen durch die Komplexität des Stils und des Satzes, zumal auch im fast freirhythmischen Duktus, fern von klassizistischen oder primitivistischen Tendenzen; auch wenn es sich beim "Tombeau" alter Tradition folgend um eine Suite handelt, sind Courante und Sarabande nur dem Charakter, nicht aber der Form nach angesprochen. Dieses Meisterwerk, im Auftrag von Andres Segovia entstanden, wurde erst in diesem Frühjahr, durch Andia, zur Urauffuhrung gebracht. Er spielte dieses mit ungewohnten Schwierigkeiten gespickte Werk ebenso überlegen wie die spanischen Stücke, die er poetisch gestaltend romantisch-facettenreich vortragt, dynamisch ungemein vielfältig abgestuft. Auch durch heftigen Beifall liess er sich am Schluss nicht zu mehr als einer Zugabe bewegen, so das bestechende- Grundkonzept des Abends wahrend.Neue Zuercher Zeitung 1981   z.m. An seinem diesjährigen Soloabend beschränkte sich der in Paris lebende Spanier auf Werke seiner spanischen Landsleute, wobei er wiederum die aus der Barockzeit stammenden Kompositionen auf seiner in der Gestalt wie in den Klangeigenschaften schönen Barockgitarre spielte, die neben veranderten Saitenspannungen auch andere Tonmensuren aufweist und somit im Sinne mitteltöniger Stimmung durch reinere Intervallzusammenklänge eine gegenüber der heutigen Gitarre wesentlich sonorere Klanglichkeit erreicht. Das kam den passacaglia-artigen Werken aus dem 17. Jahrhundert von Santiago de Murcia, Francisco Guerau und Antonio de Santa Cruz sehr zugute, die im wesentlichen auf einer Akkordfolge sich: aufbauen, welche mit Acciaccaturen bereichert und mit Pralltrillern und anderen kleinen Figuren verziert wird. Die Variationen ilber die "Jácara" von Santa Cruz stellen einen interessanten unmittelbaren Vorläufer des Fandango dar mit seinen setehenden Akkorden in Parallelverschiebung, seinen Rasgadofiguren und Läufen, wie wir ihn dann von Padre Soler kennen. Die Gestaltung dieser frühen Satze, die schon deutliche Verwandtschaften mit dem Flamencostil aufweisen, hat gegenüber dem letzten Konzert noch an Ueberlegenheit gewonnen und vermochte ausserordentlich zu faszinieren. Aber auch die Interpretationen romantischer Musik, der Etüden des (genau vor 200 Jahren geborenen) Fernando Sor und der Charakterstücke von Isaac Albeniz, vom Klavier auf die moderne Gitarre übertragen, die schon manche impressionistische Züge zeigen, die Joaquin Turina weiterführte (Sonatina), aber auch besonders der neueren Musik (von Antonio Ruiz-Pipo und vor allem von Maurice Ohana) liessen keine Wünsche offen: Andia hat mit 26 Jahren eine erstaunliche künstlerische Vollendung erreicht; er versteht es immer, mit besonders interessanten Funden alter oder zeitgenössischer Musik aufzuwarten ,und so auch dem Kenner Wichtiges zu bieten. Neue Zuercher Zeitung 2/11/78  
         
  Rafael Andia est un inlassable et inclassable artiste. Un rapide coup d'oeil en arrière nous permet de faire un peu le point sur sa démarche multiple : on le voit en 1984, enregistrer un disque de guitare baroque plein de vie et d’émotion , d'oeuvres de François Le Cocq (1) et un peu plus tard, en 1987, un coffret de trois disques de Robert de Visée sur un instrument monté de boyau nu du luthier Charles Besnainou (2).,Parallèlement, nous le voyons servir la musique contemporaine sur la guitare moderne, quand en 1984, il publie une interview de Tristan Murail autour de la pièce "Tellur " dont il est dédicataire, et qu'en 1986, il présente un disque consacré à l’intégrale d'André Jolivet et à une "relecture" des Préludes de Villa-Lobos. Enfin, en 1991, il enregistre un CD d’oeuvres qui lui furent dédiées par des compositeurs de notre temps : Claude Baillif, Philippe Drogoz, Michèle Reverdy, Yoshihisa Taïra et Tristan Murail (5).Musique baroque, musique d'avant-garde, musique moderne ne constituent pas toute sa palette, puisqu'en concert nous l’avons entendu aussi en 1988 dans Mertz et Falla (6) et en 1990 (7) dans Sor et Rodrigo. La Peña de guitare lui avait organisé un récital le 29 janvier dernier, où il avait choisi de présenter Turina et Ohana en première partie, ce qui illustre encore un autre aspect de sa personnalité, l’attachement à l’Espagne dont il est originaire.Pétri de culture flamenca, il sut rendre avec fougue la musique de Turina (Fandanguillo et Sonate), aux accents sauvages mais aussi parfois, par un jeu sur la touche, colorés de sonorités infiniment chaudes, larges et timbrées.Dans Ohana, il opte avec conviction et maitrise pour une version abrupte, selon le voeu du. compositeur, c'est-à-dire avec une guitare qui ne soit pas "léchée": il tire de Maya-Marsya une grande force émotionnelle, extérieur et profond à la fois, raffiné et brutal. Quant au Tiento, nous n'en oublierons pas la vision passionnée et douloureuse... Avec Drogoz, nous changeons d'univers, et le public respire un peu, au début du moins, quand il assiste à la mise en place des aiguilles à tricoter du fameux "Prélude à la mise à mort ": surprise, scepticisme et pourtant peu à peu, magie ... car les sons de cette oeuvre, nouveaux pour beaucoup d'oreilles, ne sont pas désagréables et évoquent même de lointaines résonances d'instruments archaiques... Les auditeurs néophytes suivent, de moins en moins réticents, cette sorte de rituel captivant quoique bizarre et irrationnel. Les feuilles de partitions s'éparpillent sur le sol, les aiguilles peu à peu le jonchent : non, ce n'est pas de la pure provocation, c'est un geste musical poétique.La deuxième partie faisait ressortir une autre facette encore du talent de ce guitariste : la transcription vivifiante -ici, de l’oeuvre éminemment ibérique et guitaristique de Manuel de Falla : L’Amour Sorcier. l faut avoir le goût du travail perfectionniste, de l’exploit technique et l’amour du théâtre qui se fait musique, pour apprécier pareil tour de force : la partition orchestrale est là, dans nos oreilles, avec ses mille timbres et sa puissance, restitués en une miniature qui n'a rien de rétréci mais honore au contraire la tradition de la grande guitare - même si parfois les chemins choisis sont périlleux, dans le seul but de servir l’oeuvre dans toute son ampleur musicale et romanesque. Ne sent-on pas la présence des gitans, du fantôme, l’apparition de la danse rituelle, du feu follet ?.A suivre à Musicora
Les Cahiers de la Guitare 04/93
 

Lorsque l’on entend ce musicien, il vous vient à l'esprit cette phrase superbe de Pablo Neruda: "entre morir y no morir, me decidí por la guitarra"'.... un programme à vous couper le souffle allant du plus doux des piano sub aux Sfz les plus mordants !... un voyage dans ce XXème siècle qui s'éteint peu à peu....... une manière de jouer de la guitare qui vous gagne le cœur...... et par ordre d'apparitions, des "œuvres vives" de feu Maurice Ohana : Planh ou l’univers inquiétant de Goya : Maya-Marsya, hommage aux "toques" de Ramón Montoya,... et puis J. L. Narvaez : Vision Clásica del flamenco, n°2.Malgré son titre, il ne s'agit pas d'une utilisation du flamenco au premier ou au deuxième degré, comme cela a déjà été fait depuis longtemps dans la perspective de ce que l’on a appelé l’"andalousisme universel" de cette première moitié du XXème siècle.Il ne s'agit pas non plus d'un détournement du flamenco qui consiste à l'épurer et à le débarrasser de sa couleur hispanique trop voyante pour tenter de l’intégrer à la musique contemporaine plus ou moins atonale. La pièce reste, au contraire. volontairement tonale et modale. Mais l'écriture utilise toute la science classique (forme, modulations, contrepoint ... ) qui n'existe pas dans la musique populaire. Notamment l’emploi de modes et de tons "interdits" à la guitare contribue au dépaysement sonore et au décalage constant et volontaire avec le "modèle" alors que la technique guitaristique dérive notablement de la technique flamenca. Les quelques rares références et citations directement issues de l’idiome andalou se résument à quelques formules cadentielles de caractère plus ou moins improvisé qui jaillissent presque malgré soi La pièce se compose d'une introduction. d'une danse et d'une "copla" intimement reliées musicalement par une idée génératrice commune.... J. Rodrigo : Invocation et Danse, puis,T. Murail : Tellur (1977) et en deuxième partie...Manuel de Falla : l’Amour Sorcier (excusez du peu !) dans une version de Andia : il faut avoir le goût du risque pour s'aventurer dans pareille partition ! Toutel’âme andalouse y chante à longueur de notes, d'accords, de "rasgueos". On se souvient du remarquable disque que Paco de Lucia consacra à M. de Falla, à la "diferencia" près qu'il n'y avait ce samedi-ci, qu'un seul artiste sur scène et que l’on crut entendre l’orchestre dans une fosse imaginaire... Les Cahiers de la Guitare n°50, 1994


Gitarrenabend Rafael Andia
Kirche St. Peter, 28. November

zin. Der hervorragende, an der Pariser Ecole normale de musique lehrende Gitarrist kann, wie sich in den letzten Konzerten erwies, in Zürich bereits mit vollen Sälen rechnen. Das hat er vollauf verdient mit einem ungemein beherrschten, rhythmisch und dynamisch überlegen differenzierten Spiel, bei dem von technischen Schwierigkeiten nie etwas zu spüren ist. Auch ist sein Repertoire sehr weit. Im letztjährigen Konzert spielte er auch auf der Vihuela; für die ältere Literatur (Robert de Visee und Gaspar Sanz) verwendete er diesmal die klanglich ebenfalls erheblich andersartige, vor allem heller klingende .Barockgitarre, die sich wie die Vihuela äusserlich durch weniger eingezogene Taille auszeichnet. Auf der modernen Gitarre interpretierte Andia Werke aus der Frühromantik, zwei sehr geschickt vor genommene Bearbeitungen von Scarlatti-Sonaten und neuere spanische Musik, unter der besonders der Tiento des zeitgenössischen Komponisten Maurice Ohana und Hommage pour le tombeau de Claude Debussy» im Habanera-Rhythmus mit Zitaten aus dessen «Soiree dans Grenade> von Manuel de Falla auffielen. Tages Anzeiger

 
 


RAFAEL ANDIA & CLAIRE SANANIKONE

 

Bolívar Hall, London

2 September 2011

This concert called ‘Echoes of the Spanish Civil War– a musical tribute to Picasso’s Guernica’, was a multi-media show and guitar recital by Rafael Andia with the young French guitarist Claire Sananikone.
One of the most famous pieces of contemporary guitar music, which is associated with Rafael Andia is Tellur by the French composer Tristan Murail.
Andia premièred the work in Paris in 1977 and so it was a privilege and a pleasure to hear him perform it in concert. Murail composed using the ‘spectral’ technique, which used the properties of the sound of the instrument; this technique is particularly inspiring in terms of the guitar composition, because of the close relationship between the performer and the production of tone quality and timbre on the instrument.
Together Andia and Sananikone played arrangements by Rafael Andia of the old Spanish folksongs, which had been collected by the Spanish poet Federico Garcia Lorca, such as Anda, Jaleo! And Zorongo. These arrangements had rich textures, which were full of fresh musical ideas. Rafael Andia then played his excellent arrangement of the Danza del Fuego from Manuel de Falla’s ballet, El Amor Brujo for solo guitar.
We heard the première of Inmemorial III (Revolucionario) by Rafael Andia for guitar duo with a backdrop of old film footage from the Spanish Civil War. Rafael Andia’s explanatory notes for the piece are: ‘Inmemorial came to my mind as I was recalling this lost generation – the so-called ‘Republican generation’ or ‘1927 generation’ – of those Spanish musicians who suffered in their personal development from the tragic events which followed the military rebellion of July 1936.’ The score for this piece can be downloaded for free from Rafael Andia’s website. Although the concept was exciting, I found myself in a dilemma over whether to watch the film or to listen to the music, as both were worthwhile but demanded a very focused attention.
Claire Sananikone played two solo works: Sonatina by Federico Moreno Torroba and Sonata by Leo Brouwer. She has a very relaxed technique and she was, always careful of the tone quality she was producing, although, sometimes the changes in tone quality within the phrase, disturbed the flow of the musical line. She is still a young player and in between performances, like her peers, she is busy entering many international guitar competitions.
Both Rafael Andia and Claire Sananikone played on guitars made by the Australian guitar maker, Graham Caldersmith. Only Rafael Andia’s guitar had the added bass string, which he designed himself.
Rafael Andia has been teaching baroque and classical guitar at the famous Ecole Normale de Musique in Paris since 1971. 

Thérèse Wassily Saba

Classical Guitar Magazine