| |
|
|
| |
|

GUILLERMINA
AGUILAR, guitariste
À
PROPOS D'"IMPULSIVO":
A
la première écoute on croit entendre un hommage au Flamenco.
Mais c'est plus que celà. Ce morceau est une suite assez "impulsive"
d'états d'âme très intenses qui mènent l'interprète
à se transcender lui-même. D'une extrême difficulté,
mais aussi d'une richesse musicale dense, il développe des techniques
instrumentales innovantes et sera sûrement une référence
dans le répertoire guitarristique du XXIème siècle. |
| |
|

CLAUDE BALLIF, compositeur
J'aime,
pour me distaire, me pencher soudainement sur un seul instrument.
Je ne veux m'approcher que de lui. Je possédais une guitare
offerte par mon frère aîné dans ma jeunesse.
J'en jouais pour mes enfants au coin du feu quand nous chantions en famille.
Plus tard, j'ai décidé d'écrire pour cet instrument
au double passé. Celui populaire, familier : tiens voilà
un guitariste qui vient jouer ici ou là sans prévenir. Celui
savant, sage et profond du XVII° siècle européen : toute
une littérature musicale de pièces brèves
et poétiques.
C'est
donc très sérieusement et légèrement à
la fois que j'ai écrit ce sixième
Solfeggietto.
Je pouvais chanter dans l'intimité tout l'aérien
qu'exprime le début et tout à coup révéler
le terrestre sanguin dans le mouvement suivant. L'image brûlée
de Manuel de Falla m'est apparue et j'étais content de l'évoquer
ensuite. Un mouvement bonhomme sans façon devait poindre
pour s'achever sur la pointe des pieds, quitter la compagnie comme le
Gilles de Watteau. Je voulais mon chant complet. Je l'ai présenté
à Rafael Andia. Nous avons beaucoup travaillé ensemble pour
remettre en ordre certains plis indispensables.
Ces choses faites
je lui ai offert ces rêveries, absolument confiant d'avoir
trouvé l'ami avec lequel j'ai pu échanger ces confidences
par la guitare et pour la guitare

cliquez sur l'image pour un court extrait du Solfeggietto interprété par Rafael Andia
Amicalement je vous
salue avec aussi le respect que je vous dois pour cette patiente persévérance
avec laquelle vous vous êtes penché sur mes notes. Aujourd'hui
je peux dire qu'il y a autant de Andia que de moi dans ce Solfeggietto.
Sans vos encouragements j'aurais tout laissé en plan vu les rebuffades
de vos confrères à l'époque. Aujourd'hui tout
cela est oublié à tel point que je croyais que j'avais écrit
cette pièce directement à votre demande. Claude |
| |
|

Eric
CATHAN, guitariste, Sidney, Australia
La
Tradition Conservée et La Responsabilité Historique du Guitariste
C'est en 1919 que l'ancien hôtel en marbre du 114 bis, Boulevard
Malesherbes fut converti en "l'Ecole Normale de Musique de Paris". Son
fondateur, l'illustre Alfred Cortot, devait ainsi assurer pendant des
générations la formation continuelle d'une élite
musicale, encadrée par des enseignants extrêmement doués,
pour être finalement sélectionnée par un ultime Concours.
Cependant, peu nombreux sont ceux qui se douteraient qu'en matière
de guitare, l'Ecole Normale reste actuellement le dernier bastion mondial
d'une fabuleuse tradition jalousement conservée par une poignée
de Maîtres dont fait partie Rafael Andia.
En effet, au début de notre siècle, Francisco Tàrrega
redonnait à la guitare l'image de marque qu'elle avait perdue depuis
Fernando Sor (1775-1839), autre guitariste espagnol fort connu et apprécié
à son époque. En composant des pièces originales,
mettant en valeur à la fois le lyrisme exquis, les profondes harmonies
et la palette sonore de cet instrument, Tárrega ne se doutait pas
qu'il devenait le trait d union entre deux époques de la guitare.
En amorçant cette renaissance, le guitariste espagnol par ses qualités
exceptionnelles constitua l'axe autour duquel bon nombre de talentueux
musiciens gravitèrent. Fortea, Pujol, LLobet sont les noms que
l'on retiendra. Si Tàrrega n'était pas un professeur au
sens formel du mot, ses disciples n'en assimilaient pas moins religieusement
ses instructions. C'est ainsi que l'un d'eux, Emilio Pujol, put recueillir
l'essentiel de son enseignement à travers son " Ecole Raisonnée
de la Guitare" répartie en cinq volumes. La pédagogie de
Pujol rayonna très vite : la tradition se perpétuait. Il
créa une nouvelle génération de spécialistes.
Rafael Andia est un maillon combien important de cette chaîne :
il aura eu l'occasion exceptionnelle de suivre quelques stages avec Pujol
quelques années seulement avant sa mort.
Andia fit des études de violon jusqu'à l'âge de 18
ans. C'est à ce moment précis qu'il fut "ensorcelé"
par la guitare flamenca. Cette musique restant pour lui la "langue maternelle"
de l'instrument, il décida d'élargir son approche en abordant
son côté classique.
Une importante personnalité présente toujours des caractéristiques
propres. Dans cette optique Rafael Andia adopte une position engagée
face au développement historique de la guitare. Il promeut la musique
contemporaine en réalisant des créations de cette musique
si mal comprise et rejetée par manque de vision, de tolérance
et d'objectivité: "Les points faibles du milieu guitaristique (j'ajouterai
du milieu musical globalement parlant) sont le conformisme et le manque
de perspective historique, notamment le refus de la musique authentique
de son temps. Une conséquence de ce conservatisme est le succès
d'un certain répertoire néo-classique récent: "quand
on recopie l'Histoire, on cesse d'être un acteur pour devenir un
commentateur" .
Cet engagement se poursuit à travers ses recherches sur la musique
du passé et sur la mise à jour d'oeuvres totalement inconnues.
L'assimilation et la divulgation du répertoire de la guitare baroque
représente un travail intéressant pour l'Histoire de la
musique.
De la musique ancienne à la musique contemporaine en passant par
le répertoire purement classique, il y a, bien sûr, la musique
espagnole dans laquelle la guitare exploite au maximum ses ressources
expressives. Ici, Andia insistera sur la sensualité du son: " Je
constate que ce problème est de moins en moins compris par la majorité
des guitaristes qui ont un son clair et sec qui ôte à l'instrument
tout son charme. "La guitare n'est pourtant pas du banjo ! "
Sidney, Australie
|
| |
|
Walter CLARK, musicologue
I think you have found things in that music I have not
fully heard before. When rendered on the guitar, aspects of the music
emerge that remind one of just what Falla had in mind when he composed
the score.

|
| |
|
France CLIDAT, pianiste
http://www.franceclidat.com/pages/36alhome.html
Cher Rafael
Je voulais vous téléphoner, mais j'ai préféré vous écrire mon enthousiasme et mon admiration envers ce CD consacré à Manuel de Falla. Tout d'abord, quelle échelle de couleurs! Quels moyens fantastiques de faire sonner une guitare! Comment obtenir une telle palette, sans oublier "le charme" du monde rythmique qui séduit et emporte! L'osmose est telle que vous êtes, vous devenez, vous incarnez la guitare. Les appuis, le sens particulier des timbres, la polyphonie enlèvent l'auditeur dans un monde aux frontières invisibles, avec cette antinomie sonore faite de sensibilité et de violence, de douceur et d'âpreté, de rigueur et de liberté! Les trilles "vos trilles" forment un filigrane étonnant par son "point serré", sans "reprise"! La Nostalgie, la Mélancolie de certains passages vous entraînent vers cette âme ibérique que vous connaissez si bien! L'instrumentiste est "total", sans faiblesse vers un seul but, la Beauté, et tout cela avec respect, soit, mais avec quel regard neuf sur ces transcriptions qui, grâce à vous, deviennent, si j'ose dire, la MÈRE des œuvres orchestrales!! La prise de son est remarquable!
J'ai de la chance de vous connaître
|
| |
|

Duo Concentus (Paula Sobral /Manuel Tavares) Portugal
Muito obrigada pela sua amizade e pelas suas obras, é um compositor maravilhoso!
Paula |
| |
|
ARNAUD DUMOND, guitariste et compositeur
http://arnauddumond.free.fr/
salut Rafalbeniz
çà serait tout un long bazar de te dire combien passionnante
est l'écoute de ton albeniz. j'en prendrai le temps soit oralement
soit à l'occasion d'un article qd le cd paraîtra, car il serait
lamentable de l'expédier dans la catégorie innombrable des
cds "tout l'monde il est beau... ", une des plaies du journalisme
actuel où l'on met l'exceptionnel et l'à quoi bon sur le même
plan. te dire simplement ce qui me frappe d'emblée : ton toucher
sonore qui a la tonicité d'un arc. le début du thème
chanté de Mallorca, par ex., ou le chant niveau medium dans cadix.
(sans compter la sublimement nerveuse cadence de la même). la serenata arabe est une découverte.
Il y a des envolées crescendesques pas piquées des vers !
Ce qui confirme ma "théorie" : la guitare dite classique
a bcp gagné à fréquenter les cordes baroques ou luthistiques.
Ici elle en a à l'évidence assimilé le ressort très
particulier, à l'antipode du son bon chic bon genre, ou tous terrains.
la question piano - guitare devient problématique. Mais pour les
pianistes... Qui se retrouvent après çà avec une palette de touchers de cordes
un peu déspérément limitée. bon, on attend plus
que le falla, et puis en route pour le coffret. (Avec un p'ti Granados en
bonus ?) meilleures pensées @rno |
| |
|

Francisco y Gabriel FLETA, luthiers
Hace unos días recibimos el disco que tan amablemente nos mandó
Vd. Con interpretaciones con la guitarra barroca de cinco cuerdas.
Realmente
nos ha gustado mucho y le felicitamos por la magnífica interpretación.
Dadas las limitaciones de la guitarra barroca de cinco órdenes es
admirable lo que Vd. Llega a sacar. 15/06/1984
|
| |
|
Antoine
GEOFFROY-DECHAUME, claveciniste,
musicologue
Paris,
le 18 juin 1984
Cher
ami,
Merci pour ce beau Lecocq que je connaissais si peu, et bravo pour
la variété des "caractères" que vous avez
su donner à chacune des danses.
Encore merci et très amicalement à vous.
cliquez ici pour lire quelques textes sur la technique ancienne du clavecin par et en hommage à Antoine Geoffroy-Dechaume |
| |
|

Kathrin GOERNE, guitariste, Berlin
Nous
sommes heureuses de d'avoir "découvrit" les Canciones
Flamencas Antiguas ; ce sont des pièces merveilleuses qui ont beaucoup
de succès dans "notres" concerts.

http://www.carpediem-records.de/en/fandango/cd_fandango.htm |
| |
|
Urs Güntensperger, guitariste, Schweiz
Betr.: Besprechungen von Schallplatten Sehr geehrter Herr Päffgen! als
langjähriger Leser von "Gitarre & Laute' möchte ich mich nun doch einmal
an Sie wenden und zwar aus folgendem Grund: Wie Sie in Ihrem Editorial
zum Jahrbuch 1990/1991 von G&L amnerken, ist die Aussuche der CDs, Noten,
Bücher etc., welche in einer Fachzeitschrift besprochen werden, sicher
immer mehr oder weniger subjektiv. Doch trotzdem gibt es wohl Plattenaufhahmen,
welche von einer kompetenten Fachzeitschrift geradezu besprochen werden
müssen, da sie absolute Novitäten in Bezug auf s Repertoire der auf Platten
erschienenen Gitarrenmusik darstellen und unseren gitarrisfischen Horizont
auf diese Weise erweitern. Um eine Aufnahme dieser Bedeutung handelt es
sich sicher u.a. bei der 1990 erschienenen CD des Pariser Gitarristen
Rafael Andia mit dem Titel"Guitar`, welche Werke von fünf führenden französischen
Komponisten, welche für Gitarre geschrieben haben (Tristan Murail, Claude
Ballif, Yoshihisha Taira, Michele Reverdy und Philippe Drogoz) enthält,
also nur Erstaufnahmen von Werken der neuesten Musik für Gitarre, geschrieben
zwischen 1973 und 1988 unter Verwendung von zum Teil völlig neuartigen
Spieltechniken. Daß ich mit meiner Meinung über die Bedeutung dieser CD
wohl nicht ganz alleine stehe, möchte ich Ihnen mit den diesem Brief beigelegeten
Kritiken zeigen.
Was mich doch etwas verwundert ist daß darüber bis jetzt (?) in "Gitarre
& Laute" noch überhaupt nichts zu lesen war, während unterdessen in den
meisten der führenden Gitarren-bzw. Musikzeitschriften ausführlich und
zum Teil auch geradezu euphorische Besprechungen erschienen sind (so zum
Beispiel in "Cahiers de la Guitare" N38, 1991, in "Gendai Guitar", "Diapason"
Mai 1991 sowie im"American Record Guide" N4, 199 1). Ob man jetzt -o weit
rehen will wie der Kritiker vom"American Record Guide", der diese CD in
ihrer Zusammensetzung mit derjenigen von Julian Breams 70er-Aufnahmen
englischer Komponisten vergleicht oder auch nicht: eine kurze Besprechung
mindestens wäre doch sicher angebracht?
Übrigens: Auch auf eine Besprechung von Andias Gesamtaufnahme der Gitarrenwerke
von Robert de Visée auf der Barockgitarre (3 LPs bzw. 1 CD bei harmonia
mundi, France) von 1986 wartete man in G&L bis heute vergebens, obwohl
dies nach wie vor die einzige vollständige Aufnahme von de Visées Werken
auf dem Originahnstrument war.
Ich wäre Ihnen wirklich sehr dankbar, wenn Sie mich darüber informieren
könnten, warum in G&L nichts über die Visée-Aufnahme verlautete bzw. ob
noch eine Besprechung der CD"Guitar" von Rafael Andia (ADDA 590019) erscheinen
wird. Mit vielem Dank und freundlichen Grüßen
(courrier des lecteurs de Guitarre+Laute)
|
| |
|
Graham HAWKES, luthier,
Australie

http://members.iinet.net.au/~maggra
Cher
Rafaël
Samdei soir nous écoutions à "Zoo Duo" [Peter Constant
et Marion Schaap de Holland] qui jouins à Perth avant aller à
Darwin International Guitar Festival.
Leur programme concluait avec 5 de votre arrangements de mélodies
flamenco.
Ça nous avons plu beaucoup. Les pièces sont passionnant et
permettre les guitaristes montrer leur talent. Après ils jouaient
ces pièces ils recevaient le plus applaudissements de tout le soir.
C'ëtait le premier fois que nous avons écouté votre musique.
Très agréable. Merci. |
| |
|

Martina LOPEZ, Paris
Cher Mr Rafael Andia,
J'ai 15 ans et la Musique est ma passion, et j'adore la guitare et j'admire
énormément votre personnalité artistique et votre
extraordinaire talent de guitariste. J'aime vos interprétations,
vos créations: je les trouve magnifiques.
Je serais très heureuse d'avoir votre autographe sur la petite
carte que je vous envoie,
S'il-vous-plaît !
Merci beaucoup.
Sincèrement,
Martina |
| |
|
 Fernando MAESTRO, artiste sur bois, Valencia (Espagne)
| |
|
|
En los temas que ejecutas con maestría, desde la guitarra que en sus maderas que guardan entre sus fibras los trinos de los pájaros de la selva donde han crecido, y que se muestran en los colores.
Maderas que por su tibieza, me han llevado a pintar con ellas, para que se muestren los encantos de vetas, nudos y tonalidades.
Melodías y colores, que nos acompañan desde los orígenes, el arte en sus formas, expresados con maderas. |
a orillita del mar
(marqueterie)
|
|
|
| |
|
Carlos MARÍN,
guitariste
À
PROPOS D'"IMPULSIVO" de Rafael Andia :
Por
lo que noto ya, es la presencia flamenca de la guitarra, sin que sea flamenco
claro, pero cierto en muchos aspectos, como los acordes "CERRAOS",
y algunos tratamientos técnicos específicos al flamenco.
Pues, el Lento, con libertad, es, realmente,
una preciosidad, muy expresivo e "impulsivo". |
| |
|

Jean-Francois MASSON, guitariste
RAFAEL!! EN VITESSE!
un petit délire sur le flamenco :
1°version
1) "langage musical qui ......" : peut-on parler
de langage à proprement parler c’est le cas de le dire, quand il s’agît
de musique de tradition orale et populaire qui bien que naturellement
en comportant un ipso facto, mais dont l’essentiel de cette tradition
ne repose pas sur cette “structure” que l’on nomme langage ,mais pour
la plus grande partie sur le “style “ et le “caractère” ,il semble de
toute évidence qu’une grande ambiguïté et un certain flou artistique pour
ne pas dire une confusion quasi totale règne autour de la notion de langage
musical du au simple fait entre autre que le langage musical comme le
faisait remarquer le grand I. STRAWINSKY ne comporte pas de “signifié”
au sens linguistique du terme,il s’agirait donc d’une forme “langagière
“tout au plus en ce qui concerne la musique
2) couleur instrumentale : il s’agît du caractère et du style particulier
lié à cette musique mais dont la couleur sonore particulière est, en ce
qui concerne l’instrument la guitare, en grande partie due au style de
jeu du flamenquiste, et au bois (différent de ceux de la guitare classique
) de cet instrument ,si l’erreur de croire que la guitare classique est
de quelques manières liée au flamenco cela tient au fait d’un amalgame
de sensibilté mal éduqué, qui assimile instrument ,son,pays,ethnie,etc...
le piano est-il pour la même raison intimement lié au jazz? oui et non
si l’on s’en tient au mot ”lié” oui, le jazz est à l’origine (la bamboula
des esclaves sur le quai de la nouvelle Orleans à l’arrivé de l’Afrique)
exclusivement chanté,les instruments ne viennent qu’après,de même pour
le flamenco le “cante jondo” se passe très bien de la guitare et des formes
purement vocales ou accompagnées de la plus rudimentaire façon comme les
“martinete”le prouve ,il ne s’agît que d’une rencontre opportune et peut
être heureuse mais dont il ne faut tirer aucune conclusion causale ou
autre !bien entendu il y avait plus de chance qu’un “pépé de la matrone”
ou autre se fasse accompagner à la guitare qu’au “quannoun” égyptien!!
le flamenco utilise la guitare point ! le jazz le piano point etc...il
vrai néanmoins que la couleur caractéristique du flamenco est : ces différentes
voix mais toutes reconnaissables et typiques et le son de cette guitare
“flamenca” différente de la couleur classique . Il n’y a donc par conséquent
aucun “boulet” ni quoi que ce soit à traîner et cette notion ne peut provenir
que de confusion évoquée en partie précédemment.
3) il me semble que tu évoques plus le “style” que le caractère dans ton
argumentaire mais cela ne change pas trop le problème puisque l’essentiel
pour toi paraît être la jonction entre ces différents moyens d’expression
dont les racines sont communes et qui générent des “formes” différentes
en fait tu es un grand rassembleur et pourvu que tu ne viennes pas y foutre
le jazz fusion (rassures toi je blague!) dans l’ensemble je suis assez
en désaccord ; structuraliste de la musique ,œcuméniste de la sensibilité
musicale , intellectuel repenti ,mais néanmoins coupable,tu devras t’expliquer
devant le grand tribunal du peuple de cette intention perverse que de
vouloir unifier, faire avancer les “choses”, et bousculer les habitudes
musicologiques et culturelles !! Croit-tu que tu as le droit d’essayer
de donner un “sens” au sens Lacanien du terme, à toute cette “chienlit”
culturelle qui depuis si longtemps se faisait docilement l’esclave de
tous les pouvoirs et le dos rond devant ses maîtres,et toi tu nous proposes
de réunir la “grande musique classique “ avec ces “borborygme” douteux
que sont les bruits à peine organisés de la musique populaire , avec les
incongruités sonores des élucubrations perverties des pseudos intellos
de la soit-disante musique contemporaine !!! mais mesures-tu les risques
que tu prends et es-tu prêt pour l’ultime sacrifice au nom de la vérité!!
N’est-ce pas un peu tout de même une démarche conservatrice ? anti-évolutive
puisque si toutes ces églises ont trouvé leurs voix progressivement et
font donc partie de l’évolution au sens Darwinien du terme, ton désir
(je préfère à ta volonté,) avec tout ce qu’il comporte de sous-jacent
voir inconscient et donc signifiant par là (ou ailleurs) toutes tes frustrations
et castrations, de rassembler d’unir, en fait de banaliser, au sein d’une
même communauté culturelle aux aspects soit-disants polymorphiques,mais
en fait controlés par la rigueur de l’esthétisme contre révolutionnaire,
finalement bourgeois et conservateur ,ton désir disais-je ,trahis un conformisme
,voir une volonté autocratique assez proche de celle des Talibans !! Ce
retour à la source unique témoigne d’une influence certaine du judéo -christianisme
source de tous nos mots, et qui d’un pas mène à la dictature surprenant
pour un Catalan, la Catalogne: ce fief de l’idéologie révolutionnaire,
ainsi donc tu passes à l’ennemi ! par le subterfuge de la culture, non
mon gaillard tu ne nous tromperas pas et, si le flamenco est à la musique
ce que la barre fixe est à l’équilibre, jamais même au nom de je ne sais
quoi (surtout je ne sais quoi) les différences qui font nos richesses
!!! ne devront être réunis dans un même panier dans lequel les serpents
qui mordirent Cléopâtre ne manqueraient de nous mordrent nous même tôt
ou tard !! AH! cela fait du bien de délirer!! Bon ! soyons un peu plus
sérieux et rigoureux

2°version
1 - ton discours confond, du début à la fin, et de
façon pour le moins inattendue, musique hispanique et flamenco. (déception
!)
2 - Le flamenco n'a jamais été ignoré, ni même marginal. Tout au plus
franchit-il depuis quelque temps, et par un phénomène de mode, les frontières
culturelles qui constituaient traditionnellement son creuset originel.
3 - Il me semble plus que hasardeux que de parler de "couleur instrumentale"
du flamenco et d'ajouter que celle-ci est intimement liée à la guitare,
sachant que la dimension essentielle de l'expression "flamenca" réside
dans le "cante", lequel ne souffre l'accompagnement instrumental et la
danse que dans ses genres "mineurs", Cf. cante jondo / chico ... La danse,
le ballet ou l'accompagnement aux guitares sont des avatars du flamenco.
Quant aux pièces de guitare seule, même improvisées et jouées par les
plus purs accompagnateurs de "cantaores", elles n'appartiennent en aucun
cas au flamenco, mais aux genres "aflamencados", tu sais cela aussi bien
que moi.
4 - Je ne perçois -mais peut-être est-ce une question de sensibilité personnelle-
aucune influence "flamenca" dans les oeuvres de Turina ou d'Albéniz,!!
fussent-elles, l'une comme l'autre, riches de "rasgueados". Les modes
qu'empruntent ces oeuvres ne sont pas issus du flamenco, à supposer que
celui-ci développe des modes originaux, tout au plus sont-ils empreints
de schémas modaux arabo-andalous, ce qui n'est guére original, mais commun
à l'ensemble des musiques hispaniques, y compris folkloriques, histoire
oblige. Les seules régions qui échappent à cette influence, l'Aragon et
la Catalogne, ne sont pas hispaniques. La principale source d'inspiration
d'un Albéniz réside dans les danses régionales, traditionnellement accompagnées
par les "bandas" (cuivres et bois) ou les ensembles de mandolines et panderetas.
Rien à voir avec le flamenco, même si, joué à la guitare, cela en rappelle
vaguement certaines couleurs chez ma voisine, qui pense aussi que Carmen,
Bizet et son toréador, c'est un peu du flamenco... Albéniz, le sage et
habile pianiste, a-t-il jamais vu Ronda, Tarifa, Malaga ou Jerez? Que
dire d'un Turina ou d'un Rodrigo, complaisants et officiels musiciens
du très catholique franquisme? Seul Falla est reconnu pour avoir volontairement
introduit dans certaines de ses oeuvres des éléments, non pas inspirés,
mais directement copiés, de ce qu'il aurait perdu de "l'esprit" flamenco,
au cours de son long pélerinage sur les routes "d'al'Andalus" et de son
expression profonde, bien moins catholique qu'une infante défunte.
5- Le flamenco n'est en aucun cas un "langage musical", en ce sens que
les éléments de son code ne se différencient pas du langage musical tout
court. Le flamenco est un style et non un genre, au sens musicologique
de ces termes, sachant que ce classement n'est guère satisfaisant quant
à son essence même. Car c'est aussi et avant tout une façon de se penser,
de s'exprimer, de sentir et d'être qui n'appartient qu'au triangle Séville,
Cadiz, Jerez, et à certains de ceux qui le peuplent. Cela ne s'apprend
ni à l'École, ni à travers le répertoire instrumental, fût-il celui de
la guitare. Seuls ceux à qui une ancestrale histoire a légué cet étrange
héritage hispano-indo-musulman peuvent l'exprimer à travers ce "duende"
qui a transcendé chez eux le feu, la douleur et la colère en cette formidable
et sensuelle forme d'expression. Turina, Albeniz, Tarrega et sa gran jota
d'Aragon, et même Falla sont bien loin de tout cela. Quant a la guitare
classique, (...) même revue et corrigée, je ne vois pas très bien en quoi
elle serait à même de véhiculer ne serait-ce que l'ombre d'une tradition
orale, une fois de plus, ancestrale et inaccessible à ceux qui ne lui
appartiennent pas. En conclusion, je t'avoue être en désaccord avec l'entrée
en matière de ton récital,ton discours me paraissant passablement approximatif
et musicologiquement erroné. Le plus grave me semble être, compte tenu
de tes origines, cette absence de sensibilité (aie ! je me fais un ami
!) à ce que tu prétends défendre : le flamenco...!! Nah!! J'espère que
tu ne me tiendras pas rigueur de ma franchise ,mais c'est le prix de l'amitié,
de l'estime, et du respect que je te porte qui me permet de te parler
ainsi sans retenu. Ceci ne soustrait en rien aux qualités de l'immense
artiste que tu es!! errare humanum est, sed perseverare diabolicum!!
Jean-François Masson « aficionado »
|
| |
|
Patrick MESSINA
clarinettiste
au Metropolitan Opera de New York
Nous avons, avec ma fiançée, écouté
attentivement ton disque. C'est absolument génial!!!!!
Voilà un vrai son de guitare. Je ne pensais pas qu'il soit
possible de faire autant d'effets avec cet instrument. |
| |
|

Tristan
MURAIL, compositeur
Bagnolet, le 18 juin
94
J'ai eu souvent l'occasion de collaborer avec Rafael Andia, et c'est en
particulier sur son initiative que j'ai écrit pour la guitare une
pièce nommée "Tellur". Grâce à ses
conseils et à nos recherches communes, j'ai pu enfin concrétiser
ce que je cherchais depuis longtemps à réaliser sur la guitare
: une sorte d'univers continu et résonnant, inspiré, entre
autres, des techniques flamenco.
Rafael Andia a depuis souvent rejoué cette pièce, toujours
brillamment, et l'a largement fait connaître. Mais j'apprécie
aussi son talent dans les répertoires les plus divers et
particulièrement, son esprit de découverte, qu'il applique
aussi bien au domaine contemporain qu'au répertoire baroque, ce
qui donne toujours lieu, en concert, à de stimulantes et savoureuses
confrontations.

|
| |
|
José-Luis NARVAEZguitariste,
compositeur
À PROPOS D'"IMPULSIVO":
...L'inspiration dont
parle de Falla, le moment magique, sont là...
|
| |
|
J-Francisco ORTIZ,
guitariste
http://membres.lycos.fr/jpacortiz/francais/biographf.htm
He recibido tu disco, lo he escuchado y me he quedado
impresionado de¡ trabajo que has hecho. Fantástico ! ! !
estoy seguro que si lo hubiera escuchado Falla asíí hubiera
escrito más obras para la guitarra ... que pena que llegaste tarde
! ! !
Creo que tenemos un punto en comun, si no me equivoco, es el amor por
España y su cultura. Esto se te nota en tus arreglos pues tiene
la misma onda el disco de Albeniz que me mandaste.
|
| |
|

Emilio PUJOL
5/01/1975

Con muchas felicidades para Catherine
y Rafael Andia en este año 1975 y muchos éxitos también
Maria Adelaida y Emilio Pujol
|
| |
|
Danielle RIBOUILLAULT
Le 9 juin 94
Je puis témoigner, pour avoir plusieurs fois travaillé avec
lui au sein de la revue que je dirige, de l'exceptionnelle compétence
artistique de Rafael Andia : ce créateur infatigable d'uvres
nouvelles, cet homme à la curiosité intellectuelle aigüe
et insatiable il a publié plusieurs articles aux sujets inédits
et passionnants dans cette revue -, ce chercheur et musicologue de très
grande exigence, passionné de tout ce qui touche à la guitare
, des temps baroques à nos jours en passant par l'époque romantique,
mais aussi et surtout ce concertiste de talent et de renom et cet éminent
pédagogue mérite toute la reconnaissance du monde de la guitare
et de la musique, non seulement en France mais à l'étranger.
La carrière exceptionnelle que Rafael Andia accomplit,
le range au niveau de ces êtres rares qui, fidèles à
une tradition culturelle élevée, savent posséder de
très nombreuses cordes à leur arc au plus haut niveau. |
| |
|

Ursula
RICHTER, violoncelliste
(Allemagne)
J'apprécie
énormément le sérieux de ton travail; les transcriptions
sont superbes. Je suis très impressionnée par la recherche
de sonorités et par le fait que ta technique soit toujours au service
de la musique et n'est jamais mise en avant pour elle même
Il me semble qu'il y a parfois un peu trop de prudence et que l'expression
est un peu retenue. Mais c'est très personnel, à chacun sa
chacun sa sensibilité et son caractère.
J'ai un faible particulier pour "Asturias" et "Granada"
que je passe en boucle car ils me touchent beaucoup.
Je comprends mieux que tu aies passé toutes ces heures derrière
ta guitare à Biarritz plutôt que de te promener
|
| |
Mike DEZAVELLE, Guitarist Owner of Santa
Fe Guitar Works
I was 18 years old when I went to study with
Rafael Andia. In the arrogance of youth I already considered myself a
pretty good guitarist. Little did I know then how much it would change
my life to study under the young maestro. Rafael Andia patiently (usually,
anyway…) helped me become a musician beyond any of my wildest dreams.
Through his deep love of the guitar he sculpted my abilities and my spirit,
and shared with me an approach to music that borders on religion.
My life later took other directions as life sometimes will, and I was
away from playing guitar and out of contact with Rafael for many years.
Unable and unwilling to resist the gravitational pull of music any longer
I began playing guitar again later in life. As difficult as it was to
"start all over" I always had Rafael Andia in my mind and heart, guiding
me once again through the challenges of art. I would imagine his voice
and his solutions to technical problems as if he were there with me even
though I had not been in contact with him for many years. I feel I now
owe him thanks for more than just one phase of my artistic development.
I have not seen Rafael perform on stage for over 20 years but his concerts
always touched me deeply and left very vivid memories with me. I am sure
he is even greater now than he was back then, as I have his recordings
as testimony that he is one of the few great guitarists that refuse to
rest after attaining success. My dream is that Rafael Andia will soon
be recognized for his immense contributions to the guitar.
01/20/03 1412 Llano Street Santa Fe New Mexico, 87505 U.S.A.
 |
| |
|
John
ROBERTS, guitariste, London
in Guitar Travels, 1977, Tecla Editions, Cours d'été
d'Emilio Pujol à Cervera (Espagne) 1974
page 578
"As there is time, Rafael is asked to play more.
Sevilla. Unfortunately the Sardanas
have started up outside, and confused the issue.
Sevilla too quick. Could you dance at that speed?
-You have an ennemy in you, said Pujol : it may be nerves.
Hear this on the piano, by a good player. The duende of flamenco does
you harm.
-I will try, Maestro.
-Seek to attain the same height in interpretation that you have in
virtuosity. Study note by note, phrase by phrase, section by section.
Muy bien , Rafael, Muchísimas gracias."
...
page 580
Rafael practising. He said : The problem is not Sevilla, it is
ethical. I play quickly in order not to bore people - I am terribly afraid
of boring people.
-You can rely on two minutes attention, I said. |
| |
Michel Savary, guitariste, Paris
Sonnet :
Rafael,
Je t'envoie à ce jour, l'oeuvrette "Clavelitos"
Tournée comme il se doit, (oui bien sûr), à ma sauce...
Mi majeur, tu le vois, il faudra qu'on le bosse,
(Mais en Ré toutefois, peut soulager les gosses)...
Je crois bien que ce bout du glorieux Espagnol,
Mérite bien simplement qu'un bon regard s'y jette,
Et si quelques erreurs, de ci, de là t'inquiètent,
C'est pourtant un ouvrage issu de bonne école...
En un soir, longuement, j'en ai tissé la trame,
D'une telle version, je n'attends point de blâme,
Confiée à quelques uns, peut-elle avoir une âme?
Le voici, là, pour toi, le fruit de mon labeur,
Un tel travail d'ensemble ne doit pas faire bien peur,
Et va savoir, un jour, attiser des ferveurs?
M. S.
fecit 16 septembre 2003
|
| |

Paula Sobral, guitariste,
Portugal
Queremos tocar as obras "Cafe de chinitas, Moleros e Zorongo" em 2 concertos que
vamos fazer no início de Fevereiro no Festival "Musicamania" em Lisboa.
Só mais uma coisa.... cada vez apreciamos mais a sua escrita musical, não há um
único momento, uma única nota deixada ao acaso, tudo é perfeito ao mais ínfimo
pormenor. É uma escrita riquíssima e cheia de pormenor, escrita de um verdadeiro
e autêntico génio musical. Obrigada por ter elegido a guitarra como seu
instrumento preferido.
Um grande abraço cheio de verdadeira admiração!
Paula |
| |
Michael Thames, luthier,
New Mexico, USA
http://www.ThamesClassicalGuitars.com/
Dear Rafael,
I received your CD, and have been listening to it all day
long everyday, while working in the shop. It is such a powerful
statement. I have never heard anything so wonderful in my life, such
intensity and pure poetry from beginning to the end, your playing captures
the true essence of what the guitar is all about.
10 avril 2004 |
| |

François CHERDEL, guitariste flamenco, Angoulême (France)
Le travail que vous avez réalisé, avec ce souci d'exactitude qui a toujours été le vôtre et la sensibilité de votre interprétation m'ont beaucoup ému.
Cette musique de Falla, tellement imprégnée du Flamenco, méritait la transcription dont vous lui avez fait cadeau.
Vous dire simplement toute la fierté que j'ai d'avoir été votre élève pendant dix ans.
Les années passent et le bonheur que que j'ai chaque matin en me levant d'être guitariste depuis une trentaine d'années reste intact.
C'est à vous que je le dois…
23/04/2006 |
| |
Fadia Yared, Liban
Lorsque j'ai écouté ce morceau (et je l'ai écouté
et réécouté plus de 60 fois), j'ai vu l'âme
du flamenco mise à nu. J'ai perçu l'essence ou plutôt
la quintessence de cet art... sa forme suprême et définitive.
Impulsivo, c'est la Terre Promise du flamenco, l'aboutissement des chemins
timidement tracés par Melchor de Marchena, Manuel de Falla et Maurice
Ohana.
J'ai a-do-ré. |
| |

Z.o.o duo, Pays Bas/Australia <http://www.zooguitarduo.com> Dear Mr. Andia,
We recently discovered your site on the internet. It is very impressive
to read about all your work! Having said that, the site was misbehaving
somewhat this morning (apparently a technical glitch) and I couldn't find
any contact details there so a colleague gave us this e-mail address for
you, we hope it is correct.
Actually we are a little ashamed we didn't make contact with you earlier
as Marion and I already for some years now have been performing your Canciones
Flamencas Antiguas. The first performances were back in early 1998 when
we still lived in Australia - maybe it was living so far away that stopped
us from making contact, who knows, anyway now we live in Holland which
is much closer(!). We estimate we have performed the pieces well over
50 times in The Netherlands, Australia, America and the UK. Last year
we played them in a live radio broadcast from Amsterdam's famous Concertgebouw
as well as for an audience of many hundreds of people in a large outdoor
concert at the 2002 Darwin International Guitar Festival. Also we recorded
four of them on our 10th anniversary CD 'Celebration' in 2001. We love
playing them very much and audiences are always enthusiastic as well,
there is great skill and depth in the 'orchestration' of these well-loved
melodies for the guitar.
Well we hope this message reaches you, thank you for your time and thank
you for writing such wonderful music!
Best Wishes,
Peter (Constant) & Marion (Schaap)
====================
Le coin des ennemis
je n'ai pas pu résister au plaisir de vous offrir ce petit florilège
:
1)
Joaquin Turina né à Séville en décembre 1882,
commence ses études musicales dans sa ville natale. Puis il devient
I'élève de d'Indy et de Moszkowski ä Paris. Sa rencontre
avec Debussy et Ravel influença, sans aucun doute, I'écriture
de ce musicien. Evocatrice, découvrant les caractères de
sa ville natale, sa musique est débarrassée de tout pittoresque
de pacotille, d'une sensibilité merveilleuse, délicate et
parfois même un peu austère, elle évoque les jeux
d'ombres et de lumière de patios andalous Les oeuvres présentées
sur ce disque sont toutes dédiées à Andrès
Segovia, qui fut un fervent défenseur de la musique espagnole.
A la croisée
de la tradition flamenca et de la "musique savante péninsulaire",
Rafæl (sic) Andia explore, le temps d'un instant, l'authenticité
d'une écriture musicale. Parfois un peu dilué de romantisme,
parfois presque brutal, il avance dans cet univers sonore avec moult rasguados
(sic) et campanalla (sic), le tout poussé par une réelle
envie d'authenticité. Dommage qu'il y manque un brin de subtilité
et d'émotion ; la musique de Turina en possède certainement.
non signé / Guitare Classique, Paris
2)
Au début du XVIII° siècle, la guitare était un instrument
très prisé par les amateurs et par les musiciens professionnels. Le répertoire
qui lui est alors consacré est d'une importance quantitative insoupçonnée.
De nombreux compositeurs, hâtivement considérés de nos jours comme "secondaires",
ont ainsi donné le meilleur d'eux mêmes en écrivant notamment des suites
de danses que l'on commence enfin à redécouvrir grâce à des enregistrements
comme celui-ci. La musique de François Le Cocq (sic) est d'une grande
clarté d'écriture et inspirée sur le plan mélodique.
Dans l'ensemble,
l'interprétation de Rafael Andia est assez décevante. Bien sûr, son jeu
ne manque ni de virtuosité, ni de musicalité. Néanmoins le plaisir de
l'auditeur est sans cesse dérangé par la violence des accords arpégés
sur les temps forts qui reviennent à intervalles réguliers. La dynamique
des mouvements chorégraphiques finit par être gommée. Pourquoi tant d'agressivité?
À certains endroits on est véritablement stressé. D'autre part, les danses
les plus vives sont souvent jouées avec nervosité et précipitation. Cela
manque de souplesse et de respiration.
Etienne Lestringant, Le Monde de la Musique,
novembre 1984
3)
The fact that Albéniz has been, to say the least, well -represented onguitar recordings past and present leaves two courses of action open to Andia. The first is to cover some relatively unknown territory, which he duly does by offering Puerta de Tierra, Serenata Arabe and the three Danzas alongside the mandatory titles. It's a pity he didn't leave it at that, since his second line of attack, which is to extensively rethink the established approach to old favourites, proves to be a tale of mixed fortunes.
In Asturias, he performs the whole of both outer sections étouffé. This is an impressive technical feat and one which, apart from a slight hesitation on the chord change at the start of bar 37, is handled with admirable dexterity. But I wonder how many hearts will be captured by such a protracted dose of that most flat and featureless of special effects. In Cadiz, the usually sprightly main theme feels hindered by a curiously heavy and growling bass accompaniment. Here and elsewhere, the tone from the lower register is such that one begins to wonder if Andia has become addicted to a particularly low scordatura. Or is it just a characteristic of the rather sinister -sounding guitar made from 'composite materials' referred to in the credits? Either way, this lugubrious quality remains in evidence for most of the proceedings and, like the étouffé I can't see it winning many converts.
As for the lesser-known pieces, they're pretty much as expected: tuneful and Hispanic, but less memorable than the big hits. But they're certainly worth a listen, Andia emerging as a highly accomplished player whose somewhat dark and pianistic approach may yet prove to be an acquired taste.
A challenging and original approach to Albéniz on the guitar, but it's no match for your old Williams LPs.
Paul Fowles, Classical Guitar/ 07/2003
à suivre
|
| |
|

LIENS/LINKS

Compositeurs
présentés dans ce site:
http://www.edith-lejet.com/balance.html
http://www.cdmc.asso.fr/html/compositeurs/bio/d_g/finzi_gra.htm
http://www.jolivet.asso.fr/index-fr.htm
visitez un site consacré à Joaquin Turina par son petit fils Miguel Morán
http://www.joaquinturina.com
Un
site où figurent (presque) tous les guitaristes:
Gunnar
Eisel
http://www.worldguitarist.com/
Pour
commander CD et partitions
:
Guitare
Diffusion http://www.guitare-diffusion.com
Les
Cahiers de la Guitare
http://www.cahiers-de-la-guitare.org/
Chanterelle
Verlag http://www.chanterelle.com
Harmonia Mundi http://www.harmoniamundi.com/featured_artist.asp?Artist=382
Fnac
Luthiers : Graham
Hawkes http://members.iinet.net.au/~maggra
Michael
Thames http://www.ThamesClassicalGuitars.com/
Guitaristes
:
<http://www.zooguitarduo.com>
http://arnauddumond.free.fr/
http://www.carpediem-records.de/en/fandango/cd_fandango.htm
http://membres.lycos.fr/jpacortiz/francais/biographf.htm
Presse
:
http://www.saveur-despagne.com/musique/andia/interandia.htm
Académies
et cours d'été :
http://www.ecolenormalecortot.com/
http://www.concours-poulenc.org/fr/academie/
http://guitares.serenata.free.fr/
 

|