Dazibao / Agora
Opinions / Souvenirs

- un hommage aux artistes Républicains Espagnols le 14 avril 2007

faites un petit bonjour à notre lointain collègue et ami Carlo Cantú
si vous désirez ajouter votre message :

-vos messages :
Guillermina Aguilar,
Claude Ballif ,Walter Clark, Eric Cathan, Mike Dezavelle, Arnaud Dumond, France Clidat, Duo Concentus, Antoine Geoffroy-Dechaume, Francisco y Gabriel Fleta, Kathrin Goerne, Urs Güntensperger, Graham Hawkes, Martina Lopez, Fernando Maestro, Carlos Marín, Jean-Francois Masson,Patrick Messina,Tristan Murail, José-Luis Narvaez, J-Francisco Ortiz, Danielle Ribouillault, Ursula Richter, John Roberts, Michel Savary, Paula Sobral, Michael Thames,François Cherdel, Fadia Yared, Z.o.o duo

-un petit délire sur le flamenco

- La tradition conservée et la responsabilité historique du guitariste

- Un exercice inédit (?) d'Emilio PUJOL sur une seule corde

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     
   


GUILLERMINA AGUILAR, guitariste

À PROPOS D'"IMPULSIVO":
A la première écoute on croit entendre un hommage au Flamenco. Mais c'est plus que celà. Ce morceau est une suite assez "impulsive" d'états d'âme très intenses qui mènent l'interprète à se transcender lui-même. D'une extrême difficulté, mais aussi d'une richesse musicale dense, il développe des techniques instrumentales innovantes et sera sûrement une référence dans le répertoire guitarristique du XXIème siècle.

   

CLAUDE BALLIF
, compositeur

J'aime, pour me distaire, me pencher  soudainement sur un seul instrument. Je ne veux m'approcher que de lui. Je possédais  une guitare offerte par mon frère aîné  dans ma jeunesse. J'en jouais pour mes enfants au coin du feu quand nous chantions en famille. Plus tard, j'ai décidé d'écrire pour cet instrument au double passé.  Celui populaire, familier : tiens voilà un guitariste qui vient jouer ici ou là sans prévenir. Celui savant, sage et profond du XVII° siècle européen : toute une littérature  musicale  de pièces brèves et poétiques.

C'est donc très sérieusement et légèrement à la fois que j'ai écrit ce sixième Solfeggietto. Je pouvais chanter dans l'intimité tout l'aérien qu'exprime le début et tout à coup révéler le terrestre sanguin dans le mouvement suivant. L'image brûlée de Manuel de Falla m'est apparue  et j'étais content de l'évoquer ensuite. Un mouvement bonhomme sans façon  devait poindre pour s'achever sur la pointe des pieds, quitter la compagnie comme le Gilles de Watteau. Je voulais mon chant complet. Je l'ai présenté à Rafael Andia. Nous avons beaucoup travaillé ensemble pour remettre en ordre certains plis indispensables.

Ces choses faites je lui ai offert ces rêveries,  absolument confiant d'avoir trouvé l'ami avec lequel j'ai pu échanger ces confidences par la guitare et pour la guitare


cliquez sur l'image pour un court extrait du Solfeggietto interprété par Rafael Andia

Amicalement je vous salue avec aussi le respect que je vous dois pour cette patiente persévérance avec laquelle vous vous êtes penché sur mes notes. Aujourd'hui je peux dire qu'il y a autant de Andia que de moi dans ce Solfeggietto. Sans vos encouragements j'aurais tout laissé en plan vu les rebuffades de vos confrères  à l'époque. Aujourd'hui tout cela est oublié à tel point que je croyais que j'avais écrit cette pièce directement à votre demande. Claude

   


Eric CATHAN, guitariste, Sidney, Australia

La Tradition Conservée et La Responsabilité Historique du Guitariste
C'est en 1919 que l'ancien hôtel en marbre du 114 bis, Boulevard Malesherbes fut converti en "l'Ecole Normale de Musique de Paris". Son fondateur, l'illustre Alfred Cortot, devait ainsi assurer pendant des générations la formation continuelle d'une élite musicale, encadrée par des enseignants extrêmement doués, pour être finalement sélectionnée par un ultime Concours.

Cependant, peu nombreux sont ceux qui se douteraient qu'en matière de guitare, l'Ecole Normale reste actuellement le dernier bastion mondial d'une fabuleuse tradition jalousement conservée par une poignée de Maîtres dont fait partie Rafael Andia.

En effet, au début de notre siècle, Francisco Tàrrega redonnait à la guitare l'image de marque qu'elle avait perdue depuis Fernando Sor (1775-1839), autre guitariste espagnol fort connu et apprécié à son époque. En composant des pièces originales, mettant en valeur à la fois le lyrisme exquis, les profondes harmonies et la palette sonore de cet instrument, Tárrega ne se doutait pas qu'il devenait le trait d union entre deux époques de la guitare. En amorçant cette renaissance, le guitariste espagnol par ses qualités exceptionnelles constitua l'axe autour duquel bon nombre de talentueux musiciens gravitèrent. Fortea, Pujol, LLobet sont les noms que l'on retiendra. Si Tàrrega n'était pas un professeur au sens formel du mot, ses disciples n'en assimilaient pas moins religieusement ses instructions. C'est ainsi que l'un d'eux, Emilio Pujol, put recueillir l'essentiel de son enseignement à travers son " Ecole Raisonnée de la Guitare" répartie en cinq volumes. La pédagogie de Pujol rayonna très vite : la tradition se perpétuait. Il créa une nouvelle génération de spécialistes. Rafael Andia est un maillon combien important de cette chaîne : il aura eu l'occasion exceptionnelle de suivre quelques stages avec Pujol quelques années seulement avant sa mort.

Andia fit des études de violon jusqu'à l'âge de 18 ans. C'est à ce moment précis qu'il fut "ensorcelé" par la guitare flamenca. Cette musique restant pour lui la "langue maternelle" de l'instrument, il décida d'élargir son approche en abordant son côté classique.


Une importante personnalité présente toujours des caractéristiques propres. Dans cette optique Rafael Andia adopte une position engagée face au développement historique de la guitare. Il promeut la musique contemporaine en réalisant des créations de cette musique si mal comprise et rejetée par manque de vision, de tolérance et d'objectivité: "Les points faibles du milieu guitaristique (j'ajouterai du milieu musical globalement parlant) sont le conformisme et le manque de perspective historique, notamment le refus de la musique authentique de son temps. Une conséquence de ce conservatisme est le succès d'un certain répertoire néo-classique récent: "quand on recopie l'Histoire, on cesse d'être un acteur pour devenir un commentateur" .

Cet engagement se poursuit à travers ses recherches sur la musique du passé et sur la mise à jour d'oeuvres totalement inconnues. L'assimilation et la divulgation du répertoire de la guitare baroque représente un travail intéressant pour l'Histoire de la musique.

De la musique ancienne à la musique contemporaine en passant par le répertoire purement classique, il y a, bien sûr, la musique espagnole dans laquelle la guitare exploite au maximum ses ressources expressives. Ici, Andia insistera sur la sensualité du son: " Je constate que ce problème est de moins en moins compris par la majorité des guitaristes qui ont un son clair et sec qui ôte à l'instrument tout son charme. "La guitare n'est pourtant pas du banjo ! "
Sidney, Australie

   

Walter CLARK, musicologue

I think you have found things in that music I have not fully heard before. When rendered on the guitar, aspects of the music emerge that remind one of just what Falla had in mind when he composed the score.

   

France CLIDAT, pianiste

http://www.franceclidat.com/pages/36alhome.html

Cher Rafael

Je voulais vous téléphoner, mais j'ai préféré vous écrire mon enthousiasme et mon admiration envers ce CD consacré à Manuel de Falla. Tout d'abord, quelle échelle de couleurs! Quels moyens fantastiques de faire sonner une guitare! Comment obtenir une telle palette, sans oublier "le charme" du monde rythmique qui séduit et emporte! L'osmose est telle que vous êtes, vous devenez, vous incarnez la guitare. Les appuis, le sens particulier des timbres, la polyphonie enlèvent l'auditeur dans un monde aux frontières invisibles, avec cette antinomie sonore faite de sensibilité et de violence, de douceur et d'âpreté, de rigueur et de liberté! Les trilles "vos trilles" forment un filigrane étonnant par son "point serré", sans "reprise"! La Nostalgie, la Mélancolie de certains passages vous entraînent vers cette âme ibérique  que vous connaissez si bien! L'instrumentiste est "total", sans faiblesse vers un seul but, la Beauté, et tout cela avec respect, soit, mais avec quel regard neuf sur ces transcriptions qui, grâce à vous, deviennent, si j'ose dire, la MÈRE des œuvres orchestrales!! La prise de son est remarquable!

J'ai de la chance de vous connaître

   

Duo Concentus (Paula Sobral /Manuel Tavares) Portugal

Muito obrigada pela sua amizade e pelas suas obras, é um compositor maravilhoso!
Paula

   


ARNAUD DUMOND
, guitariste et compositeur

http://arnauddumond.free.fr/

salut Rafalbeniz
çà serait tout un long bazar de te dire combien passionnante est l'écoute de ton albeniz. j'en prendrai le temps soit oralement soit à l'occasion d'un article qd le cd paraîtra, car il serait lamentable de l'expédier dans la catégorie innombrable des cds "tout l'monde il est beau... ", une des plaies du journalisme actuel où l'on met l'exceptionnel et l'à quoi bon sur le même plan. te dire simplement ce qui me frappe d'emblée : ton toucher sonore qui a la tonicité d'un arc. le début du thème chanté de Mallorca, par ex., ou le chant niveau medium dans cadix. (sans compter la sublimement nerveuse  cadence de la même). la serenata arabe est une découverte. Il y a des envolées crescendesques pas piquées des vers ! Ce qui confirme ma "théorie" : la guitare dite classique a bcp gagné à fréquenter les cordes baroques ou luthistiques. Ici elle en a à l'évidence assimilé le ressort très particulier, à l'antipode du son bon chic bon genre, ou tous terrains. la question piano - guitare devient problématique. Mais pour les pianistes... Qui se retrouvent après çà  avec une palette de touchers de cordes un peu déspérément limitée. bon, on attend plus que le falla, et puis en route pour le coffret. (Avec un p'ti Granados en bonus ?) meilleures pensées @rno

   



Francisco y Gabriel FLETA
, luthiers


Hace unos días recibimos el disco que tan amablemente nos mandó Vd. Con interpretaciones con la guitarra barroca de cinco cuerdas.
Realmente nos ha gustado mucho y le felicitamos por la magnífica interpretación. Dadas las limitaciones de la guitarra barroca de cinco órdenes es admirable lo que Vd. Llega a sacar. 15/06/1984

   


Antoine GEOFFROY-DECHAUME, claveciniste, musicologue

Paris, le 18 juin 1984

Cher ami,
Merci pour ce beau Lecocq que je connaissais si peu, et bravo pour la variété des "caractères" que vous avez su donner à chacune des danses.
Encore merci et très amicalement à vous.

cliquez ici pour lire quelques textes sur la technique ancienne du clavecin par et en hommage à Antoine Geoffroy-Dechaume

   



Kathrin GOERNE
, guitariste, Berlin

Nous sommes heureuses de d'avoir "découvrit" les Canciones Flamencas Antiguas ; ce sont des pièces merveilleuses qui ont beaucoup de succès dans "notres" concerts.

http://www.carpediem-records.de/en/fandango/cd_fandango.htm

   


Urs Güntensperger, guitariste, Schweiz

Betr.: Besprechungen von Schallplatten Sehr geehrter Herr Päffgen! als langjähriger Leser von "Gitarre & Laute' möchte ich mich nun doch einmal an Sie wenden und zwar aus folgendem Grund: Wie Sie in Ihrem Editorial zum Jahrbuch 1990/1991 von G&L amnerken, ist die Aussuche der CDs, Noten, Bücher etc., welche in einer Fachzeitschrift besprochen werden, sicher immer mehr oder weniger subjektiv. Doch trotzdem gibt es wohl Plattenaufhahmen, welche von einer kompetenten Fachzeitschrift geradezu besprochen werden müssen, da sie absolute Novitäten in Bezug auf s Repertoire der auf Platten erschienenen Gitarrenmusik darstellen und unseren gitarrisfischen Horizont auf diese Weise erweitern. Um eine Aufnahme dieser Bedeutung handelt es sich sicher u.a. bei der 1990 erschienenen CD des Pariser Gitarristen Rafael Andia mit dem Titel"Guitar`, welche Werke von fünf führenden französischen Komponisten, welche für Gitarre geschrieben haben (Tristan Murail, Claude Ballif, Yoshihisha Taira, Michele Reverdy und Philippe Drogoz) enthält, also nur Erstaufnahmen von Werken der neuesten Musik für Gitarre, geschrieben zwischen 1973 und 1988 unter Verwendung von zum Teil völlig neuartigen Spieltechniken. Daß ich mit meiner Meinung über die Bedeutung dieser CD wohl nicht ganz alleine stehe, möchte ich Ihnen mit den diesem Brief beigelegeten Kritiken zeigen.
Was mich doch etwas verwundert ist daß darüber bis jetzt (?) in "Gitarre & Laute" noch überhaupt nichts zu lesen war, während unterdessen in den meisten der führenden Gitarren-bzw. Musikzeitschriften ausführlich und zum Teil auch geradezu euphorische Besprechungen erschienen sind (so zum Beispiel in "Cahiers de la Guitare" N38, 1991, in "Gendai Guitar", "Diapason" Mai 1991 sowie im"American Record Guide" N4, 199 1). Ob man jetzt -o weit rehen will wie der Kritiker vom"American Record Guide", der diese CD in ihrer Zusammensetzung mit derjenigen von Julian Breams 70er-Aufnahmen englischer Komponisten vergleicht oder auch nicht: eine kurze Besprechung mindestens wäre doch sicher angebracht?
Übrigens: Auch auf eine Besprechung von Andias Gesamtaufnahme der Gitarrenwerke von Robert de Visée auf der Barockgitarre (3 LPs bzw. 1 CD bei harmonia mundi, France) von 1986 wartete man in G&L bis heute vergebens, obwohl dies nach wie vor die einzige vollständige Aufnahme von de Visées Werken auf dem Originahnstrument war.
Ich wäre Ihnen wirklich sehr dankbar, wenn Sie mich darüber informieren könnten, warum in G&L nichts über die Visée-Aufnahme verlautete bzw. ob noch eine Besprechung der CD"Guitar" von Rafael Andia (ADDA 590019) erscheinen wird. Mit vielem Dank und freundlichen Grüßen

(courrier des lecteurs de Guitarre+Laute)

 

   
Graham HAWKES, luthier
, Australie

http://members.iinet.net.au/~maggra
Cher Rafaël     
Samdei soir nous écoutions à "Zoo Duo" [Peter Constant et Marion Schaap de Holland] qui jouins à Perth avant aller à Darwin International Guitar Festival.
Leur programme concluait avec 5 de votre arrangements de mélodies flamenco.
Ça nous avons plu beaucoup. Les pièces sont passionnant et permettre les guitaristes montrer leur talent. Après ils jouaient ces pièces ils recevaient le plus applaudissements de tout le soir. C'ëtait le premier fois que nous avons écouté votre musique. Très agréable. Merci.
   



Martina LOPEZ
, Paris

Cher Mr Rafael Andia,
J'ai 15 ans et la Musique est ma passion, et j'adore la guitare et j'admire énormément votre personnalité artistique et votre extraordinaire talent de guitariste. J'aime vos interprétations, vos créations: je les trouve magnifiques.
Je serais très heureuse d'avoir votre autographe sur la petite carte que je vous envoie,
S'il-vous-plaît !
Merci beaucoup.
Sincèrement,
Martina

   



Fernando MAESTRO, artiste sur bois, Valencia (Espagne)

   

En los temas que ejecutas con maestría, desde la guitarra que en sus maderas que guardan entre sus fibras los trinos de los pájaros de la selva donde han crecido, y que se muestran en los colores.

Maderas que por su tibieza, me han llevado a pintar con ellas, para que se muestren los encantos de vetas, nudos y tonalidades.

Melodías y colores, que nos acompañan desde los orígenes, el arte en sus formas, expresados con maderas.

a orillita del mar

(marqueterie)

 

   


Carlos MARÍN, guitariste

À PROPOS D'"IMPULSIVO" de Rafael Andia :

Por lo que noto ya, es la presencia flamenca de la guitarra, sin que sea flamenco claro, pero cierto en muchos aspectos, como los acordes "CERRAOS", y algunos tratamientos técnicos específicos al flamenco. Pues, el Lento, con libertad, es, realmente, una preciosidad, muy expresivo e "impulsivo".

   



Jean-Francois MASSON
, guitariste

RAFAEL!! EN VITESSE!

un petit délire sur le flamenco :


1°version

1) "langage musical qui ......" : peut-on parler de langage à proprement parler c’est le cas de le dire, quand il s’agît de musique de tradition orale et populaire qui bien que naturellement en comportant un ipso facto, mais dont l’essentiel de cette tradition ne repose pas sur cette “structure” que l’on nomme langage ,mais pour la plus grande partie sur le “style “ et le “caractère” ,il semble de toute évidence qu’une grande ambiguïté et un certain flou artistique pour ne pas dire une confusion quasi totale règne autour de la notion de langage musical du au simple fait entre autre que le langage musical comme le faisait remarquer le grand I. STRAWINSKY ne comporte pas de “signifié” au sens linguistique du terme,il s’agirait donc d’une forme “langagière “tout au plus en ce qui concerne la musique
2) couleur instrumentale : il s’agît du caractère et du style particulier lié à cette musique mais dont la couleur sonore particulière est, en ce qui concerne l’instrument la guitare, en grande partie due au style de jeu du flamenquiste, et au bois (différent de ceux de la guitare classique ) de cet instrument ,si l’erreur de croire que la guitare classique est de quelques manières liée au flamenco cela tient au fait d’un amalgame de sensibilté mal éduqué, qui assimile instrument ,son,pays,ethnie,etc... le piano est-il pour la même raison intimement lié au jazz? oui et non si l’on s’en tient au mot ”lié” oui, le jazz est à l’origine (la bamboula des esclaves sur le quai de la nouvelle Orleans à l’arrivé de l’Afrique) exclusivement chanté,les instruments ne viennent qu’après,de même pour le flamenco le “cante jondo” se passe très bien de la guitare et des formes purement vocales ou accompagnées de la plus rudimentaire façon comme les “martinete”le prouve ,il ne s’agît que d’une rencontre opportune et peut être heureuse mais dont il ne faut tirer aucune conclusion causale ou autre !bien entendu il y avait plus de chance qu’un “pépé de la matrone” ou autre se fasse accompagner à la guitare qu’au “quannoun” égyptien!! le flamenco utilise la guitare point ! le jazz le piano point etc...il vrai néanmoins que la couleur caractéristique du flamenco est : ces différentes voix mais toutes reconnaissables et typiques et le son de cette guitare “flamenca” différente de la couleur classique . Il n’y a donc par conséquent aucun “boulet” ni quoi que ce soit à traîner et cette notion ne peut provenir que de confusion évoquée en partie précédemment.
3) il me semble que tu évoques plus le “style” que le caractère dans ton argumentaire mais cela ne change pas trop le problème puisque l’essentiel pour toi paraît être la jonction entre ces différents moyens d’expression dont les racines sont communes et qui générent des “formes” différentes en fait tu es un grand rassembleur et pourvu que tu ne viennes pas y foutre le jazz fusion (rassures toi je blague!) dans l’ensemble je suis assez en désaccord ; structuraliste de la musique ,œcuméniste de la sensibilité musicale , intellectuel repenti ,mais néanmoins coupable,tu devras t’expliquer devant le grand tribunal du peuple de cette intention perverse que de vouloir unifier, faire avancer les “choses”, et bousculer les habitudes musicologiques et culturelles !! Croit-tu que tu as le droit d’essayer de donner un “sens” au sens Lacanien du terme, à toute cette “chienlit” culturelle qui depuis si longtemps se faisait docilement l’esclave de tous les pouvoirs et le dos rond devant ses maîtres,et toi tu nous proposes de réunir la “grande musique classique “ avec ces “borborygme” douteux que sont les bruits à peine organisés de la musique populaire , avec les incongruités sonores des élucubrations perverties des pseudos intellos de la soit-disante musique contemporaine !!! mais mesures-tu les risques que tu prends et es-tu prêt pour l’ultime sacrifice au nom de la vérité!! N’est-ce pas un peu tout de même une démarche conservatrice ? anti-évolutive puisque si toutes ces églises ont trouvé leurs voix progressivement et font donc partie de l’évolution au sens Darwinien du terme, ton désir (je préfère à ta volonté,) avec tout ce qu’il comporte de sous-jacent voir inconscient et donc signifiant par là (ou ailleurs) toutes tes frustrations et castrations, de rassembler d’unir, en fait de banaliser, au sein d’une même communauté culturelle aux aspects soit-disants polymorphiques,mais en fait controlés par la rigueur de l’esthétisme contre révolutionnaire, finalement bourgeois et conservateur ,ton désir disais-je ,trahis un conformisme ,voir une volonté autocratique assez proche de celle des Talibans !! Ce retour à la source unique témoigne d’une influence certaine du judéo -christianisme source de tous nos mots, et qui d’un pas mène à la dictature surprenant pour un Catalan, la Catalogne: ce fief de l’idéologie révolutionnaire, ainsi donc tu passes à l’ennemi ! par le subterfuge de la culture, non mon gaillard tu ne nous tromperas pas et, si le flamenco est à la musique ce que la barre fixe est à l’équilibre, jamais même au nom de je ne sais quoi (surtout je ne sais quoi) les différences qui font nos richesses !!! ne devront être réunis dans un même panier dans lequel les serpents qui mordirent Cléopâtre ne manqueraient de nous mordrent nous même tôt ou tard !! AH! cela fait du bien de délirer!! Bon ! soyons un peu plus sérieux et rigoureux


2°version

1 - ton discours confond, du début à la fin, et de façon pour le moins inattendue, musique hispanique et flamenco. (déception !)
2 - Le flamenco n'a jamais été ignoré, ni même marginal. Tout au plus franchit-il depuis quelque temps, et par un phénomène de mode, les frontières culturelles qui constituaient traditionnellement son creuset originel.
3 - Il me semble plus que hasardeux que de parler de "couleur instrumentale" du flamenco et d'ajouter que celle-ci est intimement liée à la guitare, sachant que la dimension essentielle de l'expression "flamenca" réside dans le "cante", lequel ne souffre l'accompagnement instrumental et la danse que dans ses genres "mineurs", Cf. cante jondo / chico ... La danse, le ballet ou l'accompagnement aux guitares sont des avatars du flamenco. Quant aux pièces de guitare seule, même improvisées et jouées par les plus purs accompagnateurs de "cantaores", elles n'appartiennent en aucun cas au flamenco, mais aux genres "aflamencados", tu sais cela aussi bien que moi.
4 - Je ne perçois -mais peut-être est-ce une question de sensibilité personnelle- aucune influence "flamenca" dans les oeuvres de Turina ou d'Albéniz,!! fussent-elles, l'une comme l'autre, riches de "rasgueados". Les modes qu'empruntent ces oeuvres ne sont pas issus du flamenco, à supposer que celui-ci développe des modes originaux, tout au plus sont-ils empreints de schémas modaux arabo-andalous, ce qui n'est guére original, mais commun à l'ensemble des musiques hispaniques, y compris folkloriques, histoire oblige. Les seules régions qui échappent à cette influence, l'Aragon et la Catalogne, ne sont pas hispaniques. La principale source d'inspiration d'un Albéniz réside dans les danses régionales, traditionnellement accompagnées par les "bandas" (cuivres et bois) ou les ensembles de mandolines et panderetas. Rien à voir avec le flamenco, même si, joué à la guitare, cela en rappelle vaguement certaines couleurs chez ma voisine, qui pense aussi que Carmen, Bizet et son toréador, c'est un peu du flamenco... Albéniz, le sage et habile pianiste, a-t-il jamais vu Ronda, Tarifa, Malaga ou Jerez? Que dire d'un Turina ou d'un Rodrigo, complaisants et officiels musiciens du très catholique franquisme? Seul Falla est reconnu pour avoir volontairement introduit dans certaines de ses oeuvres des éléments, non pas inspirés, mais directement copiés, de ce qu'il aurait perdu de "l'esprit" flamenco, au cours de son long pélerinage sur les routes "d'al'Andalus" et de son expression profonde, bien moins catholique qu'une infante défunte.
5- Le flamenco n'est en aucun cas un "langage musical", en ce sens que les éléments de son code ne se différencient pas du langage musical tout court. Le flamenco est un style et non un genre, au sens musicologique de ces termes, sachant que ce classement n'est guère satisfaisant quant à son essence même. Car c'est aussi et avant tout une façon de se penser, de s'exprimer, de sentir et d'être qui n'appartient qu'au triangle Séville, Cadiz, Jerez, et à certains de ceux qui le peuplent. Cela ne s'apprend ni à l'École, ni à travers le répertoire instrumental, fût-il celui de la guitare. Seuls ceux à qui une ancestrale histoire a légué cet étrange héritage hispano-indo-musulman peuvent l'exprimer à travers ce "duende" qui a transcendé chez eux le feu, la douleur et la colère en cette formidable et sensuelle forme d'expression. Turina, Albeniz, Tarrega et sa gran jota d'Aragon, et même Falla sont bien loin de tout cela. Quant a la guitare classique, (...) même revue et corrigée, je ne vois pas très bien en quoi elle serait à même de véhiculer ne serait-ce que l'ombre d'une tradition orale, une fois de plus, ancestrale et inaccessible à ceux qui ne lui appartiennent pas. En conclusion, je t'avoue être en désaccord avec l'entrée en matière de ton récital,ton discours me paraissant passablement approximatif et musicologiquement erroné. Le plus grave me semble être, compte tenu de tes origines, cette absence de sensibilité (aie ! je me fais un ami !) à ce que tu prétends défendre : le flamenco...!! Nah!! J'espère que tu ne me tiendras pas rigueur de ma franchise ,mais c'est le prix de l'amitié, de l'estime, et du respect que je te porte qui me permet de te parler ainsi sans retenu. Ceci ne soustrait en rien aux qualités de l'immense artiste que tu es!! errare humanum est, sed perseverare diabolicum!!
Jean-François Masson « aficionado »

 

   
Patrick MESSINA
clarinettiste au Metropolitan Opera de New York
Nous avons, avec ma fiançée, écouté attentivement ton disque. C'est absolument génial!!!!!  Voilà un vrai son de guitare. Je ne pensais pas qu'il soit possible de faire autant d'effets avec cet instrument.
   


Tristan MURAIL, compositeur
Bagnolet, le 18 juin 94
 
 
J'ai eu souvent l'occasion de collaborer avec Rafael Andia, et c'est en particulier sur son initiative que j'ai écrit pour la guitare une pièce nommée "Tellur". Grâce à ses conseils et à nos recherches communes, j'ai pu enfin concrétiser ce que je cherchais depuis longtemps à réaliser sur la guitare : une sorte d'univers continu et résonnant, inspiré, entre autres, des techniques flamenco.
 
Rafael Andia a depuis souvent rejoué cette pièce, toujours brillamment, et l'a largement fait connaître. Mais j'apprécie aussi son talent dans les répertoires les plus divers – et particulièrement, son esprit de découverte, qu'il applique aussi bien au domaine contemporain qu'au répertoire baroque, ce qui donne toujours lieu, en concert, à de stimulantes et savoureuses confrontations.


   
José-Luis NARVAEZ
guitariste, compositeur

À PROPOS D'"IMPULSIVO":
...L'inspiration dont parle de Falla, le moment magique, sont là...

   


J-Francisco ORTIZ
, guitariste

http://membres.lycos.fr/jpacortiz/francais/biographf.htm

He recibido tu disco, lo he escuchado y me he quedado impresionado de¡ trabajo que has hecho. Fantástico ! ! ! estoy seguro que si lo hubiera escuchado Falla asíí hubiera escrito más obras para la guitarra ... que pena que llegaste tarde ! ! !
Creo que tenemos un punto en comun, si no me equivoco, es el amor por España y su cultura. Esto se te nota en tus arreglos pues tiene la misma onda el disco de Albeniz que me mandaste.

   



Emilio PUJOL

5/01/1975


Con muchas felicidades para Catherine y Rafael Andia en este año 1975 y muchos éxitos también

Maria Adelaida y Emilio Pujol

   
Danielle RIBOUILLAULT
Le 9 juin 94
 
Je puis témoigner, pour avoir plusieurs fois travaillé avec lui au sein de la revue que je dirige, de l'exceptionnelle compétence artistique de Rafael Andia : ce créateur infatigable d'œuvres nouvelles, cet homme à la curiosité intellectuelle aigüe et insatiable – il a publié plusieurs articles aux sujets inédits et passionnants dans cette revue -, ce chercheur et musicologue de très grande exigence, passionné de tout ce qui touche à la guitare , des temps baroques à nos jours en passant par l'époque romantique, mais aussi et surtout ce concertiste de talent et de renom et cet éminent pédagogue mérite toute la reconnaissance du monde de la guitare et de la musique, non seulement en France mais à l'étranger.
 La carrière exceptionnelle que Rafael Andia accomplit,  le range au niveau de ces êtres rares qui, fidèles à une tradition culturelle élevée, savent posséder de très nombreuses cordes à leur arc – au plus haut niveau.
   

Ursula RICHTER, violoncelliste (Allemagne)

J'apprécie énormément le sérieux de ton travail; les transcriptions sont superbes. Je suis très impressionnée par la recherche de sonorités et par le fait que ta technique soit toujours au service de la musique et n'est jamais mise en avant pour elle même
Il me semble qu'il y a parfois un peu trop de prudence et que l'expression est un peu retenue. Mais c'est très personnel, à chacun sa chacun sa sensibilité et son caractère.
J'ai un faible particulier pour "Asturias" et "Granada" que je passe en boucle car ils me touchent beaucoup.
Je comprends mieux que tu aies passé toutes ces heures derrière ta guitare à Biarritz plutôt que de te promener

 

Mike DEZAVELLE, Guitarist Owner of Santa Fe Guitar Works

I was 18 years old when I went to study with Rafael Andia. In the arrogance of youth I already considered myself a pretty good guitarist. Little did I know then how much it would change my life to study under the young maestro. Rafael Andia patiently (usually, anyway…) helped me become a musician beyond any of my wildest dreams. Through his deep love of the guitar he sculpted my abilities and my spirit, and shared with me an approach to music that borders on religion.

My life later took other directions as life sometimes will, and I was away from playing guitar and out of contact with Rafael for many years. Unable and unwilling to resist the gravitational pull of music any longer I began playing guitar again later in life. As difficult as it was to "start all over" I always had Rafael Andia in my mind and heart, guiding me once again through the challenges of art. I would imagine his voice and his solutions to technical problems as if he were there with me even though I had not been in contact with him for many years. I feel I now owe him thanks for more than just one phase of my artistic development.

I have not seen Rafael perform on stage for over 20 years but his concerts always touched me deeply and left very vivid memories with me. I am sure he is even greater now than he was back then, as I have his recordings as testimony that he is one of the few great guitarists that refuse to rest after attaining success. My dream is that Rafael Andia will soon be recognized for his immense contributions to the guitar.

01/20/03 1412 Llano Street Santa Fe New Mexico, 87505 U.S.A.

   


John ROBERTS, guitariste, London

in Guitar Travels, 1977, Tecla Editions, Cours d'été d'Emilio Pujol à Cervera (Espagne) 1974

page 578
"As there is time, Rafael is asked to play more.
Sevilla
. Unfortunately the Sardanas have started up outside, and confused the issue.
Sevilla too quick. Could you dance at that speed?

-You have an ennemy in you, said Pujol : it may be nerves. Hear this on the piano, by a good player. The duende of flamenco does you harm.
-I will try, Maestro.

-Seek to attain the same height in interpretation that you have in virtuosity. Study note by note, phrase by phrase, section by section.
Muy bien , Rafael, Muchísimas gracias."
...

page 580
Rafael practising. He said : The problem is not Sevilla, it is ethical. I play quickly in order not to bore people - I am terribly afraid of boring people.
-You can rely on two minutes attention, I said.

 

Michel Savary, guitariste, Paris

Sonnet :

Rafael,

Je t'envoie à ce jour, l'oeuvrette "Clavelitos"
Tournée comme il se doit, (oui bien sûr), à ma sauce...
Mi majeur, tu le vois, il faudra qu'on le bosse,
(Mais en Ré toutefois, peut soulager les gosses)...

Je crois bien que ce bout du glorieux Espagnol,
Mérite bien simplement qu'un bon regard s'y jette,
Et si quelques erreurs, de ci, de là t'inquiètent,
C'est pourtant un ouvrage issu de bonne école...

En un soir, longuement, j'en ai tissé la trame,
D'une telle version, je n'attends point de blâme,
Confiée à quelques uns, peut-elle avoir une âme?

Le voici, là, pour toi, le fruit de mon labeur,
Un tel travail d'ensemble ne doit pas faire bien peur,
Et va savoir, un jour, attiser des ferveurs?

M. S.
fecit 16 septembre 2003

 

Paula Sobral, guitariste, Portugal

Queremos tocar as obras "Cafe de chinitas, Moleros e Zorongo" em 2 concertos que
vamos fazer no início de Fevereiro no Festival "Musicamania" em Lisboa.
Só mais uma coisa.... cada vez apreciamos mais a sua escrita musical, não há um
único momento, uma única nota deixada ao acaso, tudo é perfeito ao mais ínfimo
pormenor. É uma escrita riquíssima e cheia de pormenor, escrita de um verdadeiro
e autêntico génio musical. Obrigada por ter elegido a guitarra como seu
instrumento preferido.
Um grande abraço cheio de verdadeira admiração!
Paula

 

Michael Thames, luthier, New Mexico, USA

http://www.ThamesClassicalGuitars.com/

Dear Rafael,
I received your CD, and have been listening to it all day long everyday, while working in the shop.  It is such a powerful statement. I have never heard anything so wonderful in my life, such intensity and pure poetry from beginning to the end, your playing captures the true essence of what the guitar is all about.

10 avril 2004

 

François CHERDEL, guitariste flamenco, Angoulême (France)

Le travail que vous avez réalisé, avec ce souci d'exactitude qui a toujours été le vôtre et la sensibilité de votre interprétation m'ont beaucoup ému.
Cette musique de Falla, tellement imprégnée du Flamenco, méritait la transcription dont vous lui avez fait cadeau.
Vous dire simplement toute la fierté que j'ai d'avoir été votre élève pendant dix ans.
Les années passent et le bonheur que que j'ai chaque matin en me levant d'être guitariste depuis une trentaine d'années reste intact.

C'est à vous que je le dois…
23/04/2006

 

Fadia Yared, Liban

Lorsque j'ai écouté ce morceau (et je l'ai écouté et réécouté plus de 60 fois), j'ai vu l'âme du flamenco mise à nu. J'ai perçu l'essence ou plutôt la quintessence de cet art... sa forme suprême et définitive. Impulsivo, c'est la Terre Promise du flamenco, l'aboutissement des chemins timidement tracés par Melchor de Marchena, Manuel de Falla et Maurice Ohana.
J'ai a-do-ré.

 

Z.o.o duo,  Pays Bas/Australia
<http://www.zooguitarduo.com>

Dear Mr. Andia,

We recently discovered your site on the internet. It is very impressive to read about all your work! Having said that, the site was misbehaving somewhat this morning (apparently a technical glitch) and I couldn't find any contact details there so a colleague gave us this e-mail address for you, we hope it is correct.

Actually we are a little ashamed we didn't make contact with you earlier as Marion and I already for some years now have been performing your Canciones Flamencas Antiguas. The first performances were back in early 1998 when we still lived in Australia - maybe it was living so far away that stopped us from making contact, who knows, anyway now we live in Holland which is much closer(!). We estimate we have performed the pieces well over 50 times in The Netherlands, Australia, America and the UK. Last year we played them in a live radio broadcast from Amsterdam's famous Concertgebouw as well as for an audience of many hundreds of people in a large outdoor concert at the 2002 Darwin International Guitar Festival. Also we recorded four of them on our 10th anniversary CD 'Celebration' in 2001. We love playing them very much and audiences are always enthusiastic as well, there is great skill and depth in the 'orchestration' of these well-loved melodies for the guitar.

Well we hope this message reaches you, thank you for your time and thank you for writing such wonderful music!

Best Wishes,

Peter (Constant) & Marion (Schaap)
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Le coin des ennemis

je n'ai pas pu résister au plaisir de vous offrir ce petit florilège :

1)

Joaquin Turina né à Séville en décembre 1882, commence ses études musicales dans sa ville natale. Puis il devient I'élève de d'Indy et de Moszkowski ä Paris. Sa rencontre avec Debussy et Ravel influença, sans aucun doute, I'écriture de ce musicien. Evocatrice, découvrant les caractères de sa ville natale, sa musique est débarrassée de tout pittoresque de pacotille, d'une sensibilité merveilleuse, délicate et parfois même un peu austère, elle évoque les jeux d'ombres et de lumière de patios andalous Les oeuvres présentées sur ce disque sont toutes dédiées à Andrès Segovia, qui fut un fervent défenseur de la musique espagnole.

A la croisée de la tradition flamenca et de la "musique savante péninsulaire", Rafæl (sic) Andia explore, le temps d'un instant, l'authenticité d'une écriture musicale. Parfois un peu dilué de romantisme, parfois presque brutal, il avance dans cet univers sonore avec moult rasguados (sic) et campanalla (sic), le tout poussé par une réelle envie d'authenticité. Dommage qu'il y manque un brin de subtilité et d'émotion ; la musique de Turina en possède certainement.
non signé / Guitare Classique, Paris

 

2)

Au début du XVIII° siècle, la guitare était un instrument très prisé par les amateurs et par les musiciens professionnels. Le répertoire qui lui est alors consacré est d'une importance quantitative insoupçonnée. De nombreux compositeurs, hâtivement considérés de nos jours comme "secondaires", ont ainsi donné le meilleur d'eux mêmes en écrivant notamment des suites de danses que l'on commence enfin à redécouvrir grâce à des enregistrements comme celui-ci. La musique de François Le Cocq (sic) est d'une grande clarté d'écriture et inspirée sur le plan mélodique.

Dans l'ensemble, l'interprétation de Rafael Andia est assez décevante. Bien sûr, son jeu ne manque ni de virtuosité, ni de musicalité. Néanmoins le plaisir de l'auditeur est sans cesse dérangé par la violence des accords arpégés sur les temps forts qui reviennent à intervalles réguliers. La dynamique des mouvements chorégraphiques finit par être gommée. Pourquoi tant d'agressivité? À certains endroits on est véritablement stressé. D'autre part, les danses les plus vives sont souvent jouées avec nervosité et précipitation. Cela manque de souplesse et de respiration.
Etienne Lestringant, Le Monde de la Musique, novembre 1984

 

3)

The fact that Albéniz has been, to say the least, well -represented onguitar recordings past and present leaves two courses of action open to Andia. The first is to cover some relatively unknown territory, which he duly does by offering Puerta de Tierra, Serenata Arabe and the three Danzas alongside the mandatory titles. It's a pity he didn't leave it at that, since his second line of attack, which is to extensively rethink the established approach to old favourites, proves to be a tale of mixed fortunes.

In Asturias, he performs the whole of both outer sections étouffé. This is an impressive technical feat and one which, apart from a slight hesitation on the chord change at the start of bar 37, is handled with admirable dexterity. But I wonder how many hearts will be captured by such a protracted dose of that most flat and featureless of special effects. In Cadiz, the usually sprightly main theme feels hindered by a curiously heavy and growling bass accompaniment. Here and elsewhere, the tone from the lower register is such that one begins to wonder if Andia has become addicted to a particularly low scordatura. Or is it just a characteristic of the rather sinister -sounding guitar made from 'composite materials' referred to in the credits? Either way, this lugubrious quality remains in evidence for most of the proceedings and, like the étouffé I can't see it winning many converts.

As for the lesser-known pieces, they're pretty much as expected: tuneful and Hispanic, but less memorable than the big hits. But they're certainly worth a listen, Andia emerging as a highly accomplished player whose somewhat dark and pianistic approach may yet prove to be an acquired taste.

A challenging and original approach to Albéniz on the guitar, but it's no match for your old Williams LPs.

Paul Fowles, Classical Guitar/ 07/2003

 

à suivre…

 

 

 

 

 

   



LIENS/LINKS

Compositeurs présentés dans ce site:

http://www.edith-lejet.com/balance.html
http://www.cdmc.asso.fr/html/compositeurs/bio/d_g/finzi_gra.htm
http://www.jolivet.asso.fr/index-fr.htm

sdrh visitez un site consacré à Joaquin Turina par son petit fils Miguel Morán

http://www.joaquinturina.com

Un site où figurent (presque) tous les guitaristes:
Gunnar Eisel http://www.worldguitarist.com/

Pour commander CD et partitions :
Guitare Diffusion http://www.guitare-diffusion.com

Les Cahiers de la Guitare http://www.cahiers-de-la-guitare.org/

Chanterelle Verlag http://www.chanterelle.com

Harmonia Mundi
http://www.harmoniamundi.com/featured_artist.asp?Artist=382

 Fnac

 

Luthiers :

Graham Hawkes http://members.iinet.net.au/~maggra

Michael Thames http://www.ThamesClassicalGuitars.com/

Guitaristes :
<http://www.zooguitarduo.com>
http://arnauddumond.free.fr/
http://www.carpediem-records.de/en/fandango/cd_fandango.htm
http://membres.lycos.fr/jpacortiz/francais/biographf.htm

 

Presse :

http://www.saveur-despagne.com/musique/andia/interandia.htm

Académies et cours d'été :

xxx http://www.ecolenormalecortot.com/

http://www.concours-poulenc.org/fr/academie/

http://guitares.serenata.free.fr/

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